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Actualités

27 janvier 2016

Les défauts d’assurance auto bientôt repérables par les radars automatiques

Le défaut d’assurance auto est devenu un des enjeux du gouvernement. Parmi les solutions abordées, il est question de perfectionner les radars automatiques.

Sécurité routière : un bilan négatif

Depuis plusieurs années, les chiffres concernant la sécurité routière ne progressent plus, c’est pourquoi le gouvernement a clairement montré ses intentions d’inverser la tendance. Quelques mesures ont vu le jour, comme l’interdiction du kit main-libre au volant ou encore la baisse du taux d’alcoolémie à 0.2g/l pour les jeunes conducteurs. Le prochain défi est de lutter contre les défauts d’assurance et il ne faudra plus attendre très longtemps avant que des solutions soient mises en place.

Le défaut d’assurance est un délit, il concerne officiellement 2% des véhicules en circulation soit environ 1 million d’usagers. Depuis 7 ans on a pu noter une augmentation de 30% des accidents impliquant une personne en défaut d’assurance auto.

On peut également considérer les conducteurs sans assurance comme des profils à risque puisque un accident sur 10 donnerait lieu à un délit de fuite ou à la découverte d’un défaut d’assurance.

Comment lutter contre le défaut d’assurance auto ?

La première solution est tout simplement de rendre impératif la demande d’attestation d’assurance lors de l’immatriculation d’un véhicule ainsi que lors d’un retrait d’un véhicule à la fourrière. Aujourd’hui les défauts d’assurance sont détectables uniquement par des moyens physiques, le gouvernement compte bien jouer sa meilleure carte avec des radars automatiques pour 2016.

Le principe est simple, au moment de flasher un conducteur en excès de vitesse ou en situation de non-respect du feu rouge, les radars automatiques seront bientôt capables de croiser les numéros de plaque d’immatriculation avec les fichiers clients des assurances. Ainsi, lorsqu’un conducteur roule en infraction il sera automatiquement repéré et sanctionné. Le même procédé sera applicable lorsqu’un conducteur croisera une voiture banalisée de police ou gendarmerie équipée du système de lecture de plaque adéquat.

Tout le monde y gagne, sauf les fraudeurs

Lutter contre les défauts d’assurance est en fin de compte profitable à tout le monde, sauf aux fraudeurs :

Gouvernement : Avec un tel dispositif le problème des défauts d’assurance devrait rapidement diminuer ce qui peut avoir un impact sur les chiffres de la sécurité routière.

Assureurs et Assurés : Aujourd’hui, les assureurs financent le Fonds de Garantie : un organisme qui indemnise les victimes d’accidents dont les responsables sont en fuite ou n’ont pas les moyens (ou l’assurance) de prendre en charge les indemnités dues. Le financement du Fonds de Garantie se répercute sur les primes d’assurance payées par les assurés. Faire baisser le nombre de conducteurs sans assurance est donc profitable aux assureurs ainsi qu’aux assurés.

 

Aujourd’hui le défaut d’assurance est passible d’une amende de 3 750€, d’une suspension de permis pouvant atteindre 3 mois et de la confiscation du véhicule. Ces sanctions peuvent sembler lourdes mais elles ne représentent rien face aux risques encourus par un conducteur sans assurance. S’il provoque un accident grave il aura des centaines de milliers d’euros à rembourser toute sa vie (2/3 des conducteurs sans assurance ont moins de 35 ans).

Pour le moment aucune date de mise en place n’a été spécifiée, quelques freins techniques ont retardé le projet. Néanmoins, l’objectif sera de le lancer courant 2016.

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