Trêve hivernale 2025-2026 : ce qu'il faut savoir
La trêve hivernale 2025-2026 est une période légale de protection des locataires qui s'étend du 1er novembre 2025 au 31 mars 2026. Durant ces cinq mois, les propriétaires ne peuvent pas procéder à l'expulsion de leurs locataires, même avec une décision de justice favorable. Certaines exceptions existent néanmoins, notamment pour les squatteurs ou les occupants d'immeubles dangereux. Pour les propriétaires bailleurs, il est essentiel d'anticiper cette période dans la gestion locative.
Trêve hivernale 2025-2026 : ce qu'il faut savoir
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Sommaire
Définition et dates clés de la trêve hivernale Qui est concerné par la trêve hivernale ? Droits et obligations des locataires pendant la trêve Que peut faire le propriétaire durant la trêve hivernale ? Exceptions : quand l'expulsion reste possible ? Squats, coupures d'énergie et locations meublées Prévenir les litiges pendant la trêve Après la trêve : sécuriser ses revenus avec l'assurance loyers impayés Après la trêve : sécuriser ses revenus avec l'assurance loyers impayésDéfinition et dates clés de la trêve hivernale
Qu'est-ce que la trêve hivernale ?
La trêve hivernale est une période durant laquelle les procédures d'expulsion d'un locataire par un propriétaire sont suspendues. Instaurée en 1956 et modifiée par la loi Alur de 2014, cette période de protection dure désormais 5 mois complets. Durant cette période, aucun locataire ne peut être expulsé de son logement, même si une décision de justice a été rendue en faveur du propriétaire. Cette protection s'étend également aux coupures d'eau, de gaz et d'électricité.
Date de la trêve hivernale 2025-2026
La trêve hivernale actuelle a débuté le 1er novembre 2025 et se terminera le 31 mars 2026 inclus. Pendant ces cinq mois, toutes les expulsions locatives sont suspendues, quelle qu'en soit la raison : loyers impayés, nuisances ou non-respect du règlement de copropriété. Il est toutefois possible d'engager une procédure d'expulsion pendant cette période, mais celle-ci ne pourra être exécutée qu'à la fin de la trêve.
Fin de la trêve hivernale : que se passe-t-il ?
À la fin de la trêve, dès le 1er avril 2026, les procédures d'expulsion peuvent reprendre si la situation n'a pas été régularisée. Les mandats d'expulsion validés par la justice pendant la trêve prennent alors effet. Il est important de noter que cette protection ne supprime pas les dettes de loyer accumulées, elle ne fait que reporter temporairement l'expulsion. Les locataires doivent poursuivre ou entamer les démarches de remboursement pendant cette période.
| Trêve hivernale 2025-2026 |
Protections associées |
|---|---|
| Début : 1er novembre 2025 |
Suspension des expulsions locatives |
| Fin : 31 mars 2026 |
Interdiction des coupures d'eau, gaz et électricité |
Qui est concerné par la trêve hivernale ?
La trêve hivernale, qui s'étend du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante, constitue une période de protection pour les occupants de logements contre les expulsions. Mais quels sont précisément les logements et les personnes concernés par ce dispositif ? Voici un éclairage sur le périmètre d'application de cette mesure sociale.
Logements couverts
La trêve hivernale s'applique à une grande variété de situations locatives. Tous les types d'habitations sont concernés par cette protection, qu'il s'agisse d'appartements ou de maisons individuelles, de locations meublées ou non meublées, de logements sociaux (HLM) ou de logements du parc privé. Cette protection concerne uniquement les résidences principales. Durant cette période, même si un jugement d'expulsion a été prononcé avant ou pendant la trêve, aucune intervention d'huissier ou des forces de l'ordre ne peut avoir lieu.
Personnes protégées
La protection bénéficie principalement aux locataires disposant d'un bail en bonne et due forme, aux occupants de bonne foi ayant initialement occupé le logement avec l'accord du propriétaire, aux personnes en situation d'impayés de loyer, et aux locataires dont le bail a été résilié mais qui n'ont pas encore quitté les lieux. Même en cas de procédure d'expulsion engagée, le locataire ne peut être contraint de quitter son logement pendant cette période.
Cas des résidences principales et locations meublées
Pour bénéficier de la protection de la trêve hivernale, le logement doit constituer la résidence principale de l'occupant. Cette règle s'applique aussi bien aux locations vides qu'aux locations meublées. Dans le cas d'une location meublée, les mêmes protections s'appliquent dès lors qu'il s'agit de la résidence principale du locataire.
La trêve hivernale ne protège pas les situations suivantes :
- Les squatteurs ayant occupé illégalement un logement
- Les personnes expulsées du domicile conjugal sur décision du juge (notamment en cas de violences)
- Les occupants d'un logement situé dans un immeuble sous arrêté de mise en sécurité
- Les personnes bénéficiant d'un relogement adapté à leurs besoins familiaux
Droits et obligations des locataires pendant la trêve
Protection contre l'expulsion
Durant la période de trêve hivernale, qui s'étend du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante, les locataires bénéficient d'une protection renforcée contre les expulsions locatives. Cette mesure, encadrée par la loi Alur et précisée dans l'article L412-6 du Code des procédures civiles d'exécution, interdit formellement aux propriétaires de procéder à l'expulsion d'un locataire, même s'ils disposent d'une décision de justice en leur faveur. Cette protection s'applique à tous les types d'habitations : appartements, maisons, locations meublées ou non meublées.
Coupures d'électricité et autres services
Les coupures d'électricité sont strictement interdites durant cette période, même en cas d'impayés. Cette interdiction concerne aussi les coupures de gaz naturel pour les résidences principales. Les fournisseurs d'énergie peuvent néanmoins réduire la puissance électrique fournie, sauf pour les bénéficiaires du chèque énergie ayant transmis leur attestation. Cette protection vise à garantir des conditions de vie décentes pendant les mois les plus froids de l'année.
Obligations du locataire malgré la trêve
Bien que protégé contre l'expulsion et les coupures d'énergie, le locataire conserve toutes ses obligations pendant la trêve hivernale : paiement régulier du loyer et des charges (la trêve ne supprime pas les dettes locatives), entretien courant du logement et réparations locatives, respect du règlement de copropriété et du voisinage, ainsi que la poursuite des démarches de remboursement en cas de dette existante. Le propriétaire conserve par ailleurs le droit d'entamer une procédure d'expulsion pendant cette période, même si celle-ci ne pourra être exécutée qu'à la fin de la trêve.
Que peut faire le propriétaire durant la trêve hivernale ?
La trêve hivernale, qui s'étend du 1er novembre au 31 mars, suspend les expulsions locatives durant cette période. Cependant, cela ne signifie pas que les propriétaires sont totalement démunis face aux problèmes de loyers impayés. Voici les actions possibles durant cette période.
Démarches judiciaires possibles
Pendant la trêve hivernale, un propriétaire conserve plusieurs droits importants. Il peut engager une procédure d'expulsion en saisissant le juge des contentieux de la protection, y compris en référé (procédure d'urgence). Il peut également obtenir une décision judiciaire prononçant la résiliation du bail et le recouvrement des impayés, qui sera exécutoire à la fin de la trêve. Le propriétaire peut faire délivrer un commandement de payer par un commissaire de justice pour activer la clause résolutoire du bail, et solliciter le garant du locataire en cas de défauts de paiement. Toutes ces démarches judiciaires peuvent être entamées durant la trêve, seule l'exécution de l'expulsion est reportée.
Concours de la force publique : conditions
Pour obtenir le concours de la force publique après la trêve hivernale, plusieurs conditions doivent être respectées. Le propriétaire doit disposer d'une décision de justice exécutoire prononçant l'expulsion, faire intervenir un commissaire de justice qui établira un procès-verbal de tentative d'expulsion, adresser une requête au préfet pour obtenir le concours de la force publique, et transmettre le dossier à la Commission Départementale de Coordination des Actions de Prévention des Expulsions Locatives (CCAPEX). Le commissaire de justice procède par voie électronique pour requérir le concours de la force publique via le système d'information prévu par la loi.
Recours en cas de loyers impayés
Face aux loyers impayés durant la trêve hivernale, le propriétaire peut entamer une procédure de recouvrement des sommes dues indépendamment de la procédure d'expulsion, souscrire une assurance loyers impayés qui prendra en charge les démarches et indemnisera les loyers non perçus, proposer un plan d'apurement de la dette au locataire pour échelonner les paiements, ou saisir la commission de surendettement si le locataire est en situation financière difficile.
Le non-respect de la trêve hivernale par le propriétaire constitue un délit passible de sanctions sévères par les autorités compétentes : jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. Seules les décisions judiciaires peuvent autoriser une expulsion, qui ne pourra être exécutée qu'après la fin de la trêve.
Exceptions : quand l'expulsion reste possible ?
Arrêté de péril ou mise en sécurité
Lorsqu'un logement fait l'objet d'un arrêté de péril ou d'une procédure de mise en sécurité, l'expulsion peut être ordonnée même pendant la trêve hivernale. Cette exception, prévue par l'article L412-6 du Code des procédures civiles d'exécution, vise à protéger les occupants d'un immeuble dangereux présentant des risques pour leur sécurité physique.
Ordonnance de protection du juge aux affaires familiales
Dans le cadre des violences conjugales ou familiales, le juge aux affaires familiales peut délivrer une ordonnance de protection permettant l'expulsion immédiate de l'auteur des violences du domicile, sans tenir compte de la trêve hivernale. Cette mesure, régie par le Code civil, vise à protéger les victimes en situation de danger.
Occupation illicite : squatteurs
Les squatteurs ne bénéficient pas de la protection de la trêve hivernale. Qu'il s'agisse d'une résidence principale, secondaire, d'un garage ou d'un terrain, l'occupation sans droit ni titre permet une expulsion à tout moment de l'année. La loi ASAP de 2020 a d'ailleurs renforcé les dispositifs permettant une évacuation plus rapide des occupants illégaux.
Locaux commerciaux et autres cas
Les locaux commerciaux ne sont jamais concernés par la trêve hivernale. De même, l'expulsion reste possible pour les sous-locataires non autorisés, les personnes ayant reçu une proposition de relogement adaptée à leurs besoins, ou encore les étudiants ne remplissant plus les critères d'attribution de leur logement.
| Exception | Texte légal |
Conséquence |
|---|---|---|
| Arrêté de péril | Article L412-6 du CPCE |
Expulsion possible à tout moment |
| Ordonnance de protection | Articles 515-9 à 515-13 du Code civil |
Expulsion immédiate de l'auteur des violences |
| Squatteurs | Loi ASAP 2020 |
Aucune protection, expulsion accélérée |
| Locaux commerciaux | Code de commerce |
Trêve hivernale non applicable |
Squats, coupures d'énergie et locations meublées
Trêve hivernale et squat : que prévoit la loi ?
La trêve hivernale suspend les expulsions locatives durant la période hivernale. Cependant, il est important de noter que les squatteurs ne bénéficient pas de cette protection. En effet, la loi fait une distinction claire entre les locataires légitimes et les occupants sans droit ni titre. Si votre logement est squatté, vous pouvez engager des démarches d'expulsion à tout moment de l'année. La procédure passe généralement par un dépôt de plainte et/ou une saisie en référé du juge des contentieux pour obtenir une évacuation forcée.
Couper l'électricité : est-ce légal ?
Un propriétaire n'a en aucun cas le droit de couper l'électricité ou toute autre énergie à son locataire, même en cas de loyers impayés. Cette pratique est illégale et constitue une infraction pénale pouvant être sévèrement sanctionnée. Les propriétaires qui s'y risquent s'exposent à des poursuites judiciaires pouvant mener jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. La loi protège le droit au logement décent, ce qui inclut l'accès aux services essentiels comme l'électricité. En cas de conflit, les propriétaires doivent suivre les voies légales appropriées plutôt que de recourir à des coupures d'énergie.
Spécificités de la location meublée
La location meublée présente plusieurs particularités par rapport à la location vide. Pour être considéré comme meublé, un logement doit obligatoirement comporter un ensemble d'équipements minimaux : literie, plaques de cuisson, réfrigérateur et autres meubles indispensables à une vie quotidienne normale. Les baux meublés sont généralement plus courts (1 an, ou 9 mois pour les étudiants) et offrent plus de flexibilité, avec un préavis de départ d'un mois seulement pour le locataire. Du côté des propriétaires, le régime fiscal est différent, avec des revenus imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) plutôt que des revenus fonciers.
Prévenir les litiges pendant la trêve
Dialoguer pour éviter l'escalade
Le dialogue reste la première solution pour désamorcer les conflits locatifs pendant la trêve hivernale. Privilégiez une communication écrite mais cordiale avec votre locataire pour comprendre la raison des impayés et proposer un plan d'étalement de la dette. Un arrangement formalisé par écrit et signé par les deux parties constitue une preuve juridique importante en cas de besoin ultérieur.
Aides financières et services sociaux
De nombreux dispositifs existent pour aider les locataires en difficulté temporaire. Orientez-les vers le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) qui peut couvrir les dépenses liées au logement, ou vers les services sociaux de la mairie qui pourront les accompagner vers une solution de relogement adaptée. En cas d'urgence, le 115 (numéro d'urgence sociale) reste disponible 24h/24.
Rôle de la Fondation Abbé Pierre et autres acteurs
La Fondation Abbé Pierre joue un rôle essentiel pendant la trêve hivernale en proposant une plateforme téléphonique de prévention des expulsions. Leur service « Allô Prévention Expulsion » (numéro vert) permet d'informer les locataires sur leurs droits et de les orienter vers des partenaires locaux. D'autres associations peuvent également intervenir comme médiateurs entre propriétaires et locataires.
Les dispositifs d'accompagnement à connaître :
- CCAPEX : Commission de coordination des actions de prévention des expulsions
- CAF/MSA : Aides au logement et médiations
- ADIL : Conseils juridiques gratuits sur les droits locatifs
- CCAS : Centre communal d'action sociale pour les aides d'urgence
- Conciliateur de justice : Résolution amiable des conflits locatifs
Après la trêve : sécuriser ses revenus avec l'assurance loyers impayés
À la fin de la trêve hivernale, qui s'étend du 1er novembre au 31 mars de chaque année, de nombreux propriétaires bailleurs font face à une réalité préoccupante : la reprise des procédures d'expulsion pour les locataires en situation d'impayés de loyer. Cette période transitoire représente un moment critique où les tensions locatives peuvent s'intensifier. Avec un taux moyen d'impayés en France s'établissant à 3,5 %, un chiffre qui a considérablement augmenté ces dernières années, la question de la sécurisation des revenus locatifs devient primordiale.
Dans un contexte économique où de plus en plus de foyers consacrent plus de 35 % de leurs revenus au logement, seuil critique qui accroît considérablement le risque de défaut de paiement, les propriétaires ne peuvent plus se permettre de négliger leur protection financière. C'est ici que l'assurance loyers impayés Solly Azar intervient comme une solution préventive efficace. Cette garantie ne se contente pas de compenser les loyers non perçus, elle offre également une prise en charge complète des procédures de recouvrement, incluant les frais d'huissier et d'avocat jusqu'à l'expulsion si nécessaire.
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FAQ sur la trêve hivernale
Quand commence la trêve hivernale ?
La trêve hivernale débute le 1er novembre de chaque année. Cette mesure de protection sociale est en vigueur depuis 1956, mais ses conditions actuelles ont été définies par la loi Alur de 2014. Pendant cette période, les expulsions locatives sont suspendues pour protéger les locataires durant les mois les plus froids.
Quand se termine la trêve hivernale ?
La trêve hivernale prend fin le 31 mars de l'année suivante. Cette période de 5 mois complets constitue une règle fondamentale du droit au logement en France. Les procédures d'expulsion suspendues peuvent être exécutées dès le 1er avril, selon les dispositions légales.
Quelles sont les exceptions à la trêve hivernale ?
Certaines situations ne bénéficient pas de cette protection. Les exceptions concernent principalement les squatteurs occupant un domicile sans droit ni titre, les personnes visées par une ordonnance de protection pour violences conjugales, et les locataires disposant d'une solution de relogement adaptée à leurs besoins. Ces conditions particulières permettent l'expulsion même pendant la période protégée.
Est-il possible d'expulser un locataire pendant la trêve hivernale ?
L'expulsion reste possible uniquement dans des conditions très spécifiques. Elle est autorisée si le locataire dispose d'un relogement correspondant à ses besoins familiaux ou si le logement se trouve dans un immeuble dangereux faisant l'objet d'un arrêté de péril. Cette règle protectrice n'empêche pas d'entamer une procédure judiciaire pendant cette période, mais seule son exécution est reportée.
C'est quand la trêve hivernale ?
La trêve hivernale se déroule du 1er novembre au 31 mars inclus. Cette mesure sociale suspend temporairement les expulsions locatives pendant les mois d'hiver. Les conditions d'application sont strictes et concernent uniquement les résidences principales. Pendant cette période, les locataires restent toutefois tenus de respecter leurs obligations contractuelles, notamment le paiement du loyer.
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