Comment anticiper un locataire à risque ?

Les locataires à risque représentent une préoccupation majeure pour les bailleurs propriétaires de biens immobiliers. Entre vérification des dossiers, détection des documents falsifiés et analyse des profils, anticiper les impayés demande rigueur et vigilance. 

Comment anticiper un locataire à risque ?

Les locataires à risque représentent une préoccupation majeure pour les bailleurs propriétaires de biens immobiliers. Entre vérification des dossiers, détection des documents falsifiés et analyse des profils, anticiper les impayés demande rigueur et vigilance. 
Publié le, vendredi 20 février 2026 - Mis à jour le, vendredi 20 février 2026
Temps de lecture : 9mn
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Sommaire

Comprendre le concept de locataire à risque Évaluer un dossier de location avant la signature du bail Locataire à éviter : signaux d'alerte avant l'entrée Assurance du locataire : obligations et preuves à exiger Sécuriser le logement : normes et prévention Protéger vos revenus : pourquoi l'assurance loyers impayés change tout FAQ sur les risques locatifs et assurances

Comprendre le concept de locataire à risque

Définition et enjeux pour les propriétaires

Un locataire à risque désigne un candidat susceptible de ne pas honorer ses obligations locatives, notamment le paiement régulier du loyer. Pour les propriétaires bailleurs, cette notion recouvre plusieurs réalités : difficultés financières, profils instables, ou encore falsification de documents. L'enjeu est majeur puisque le taux moyen d'impayés en France s'établit autour de 3,5 % en 2025, un chiffre en progression constante depuis vingt ans. Un seul défaut de paiement peut annuler plusieurs mois de revenus locatifs et compromettre la rentabilité d'un investissement immobilier.

 

Quels sont les 4 types de risques locatifs ?

Lorsque vous mettez un logement en location, quatre catégories de risques peuvent menacer vos revenus :

  • Risque d'impayés : le locataire ne paie plus son loyer en raison de difficultés financières ou d'un changement de situation professionnelle.
  • Risque de dégradations : le bien subit des dommages importants nécessitant des travaux coûteux de remise en état.
  • Risque de vacance locative : le logement reste inoccupé pendant plusieurs mois, générant une perte de revenus.
  • Risque juridique : procédures longues et coûteuses en cas de litige, notamment pour obtenir l'expulsion d'un locataire défaillant.

Évaluer un dossier de location avant la signature du bail

Avant de signer un bail de location, il est indispensable de procéder à une analyse rigoureuse du dossier du candidat. Cette étape permet de limiter les risques d'impayés et de s'assurer que le locataire présente des garanties de solvabilité suffisantes. Examiner les documents fournis avec attention est le meilleur moyen de sécuriser votre investissement locatif.

 

Revenus, contrat de travail et solvabilité

La règle de base pour évaluer la solvabilité d'un locataire repose sur le rapport entre ses revenus et le montant du loyer. Il est recommandé que les revenus nets avant impôt du candidat représentent au moins trois fois le montant du loyer charges comprises. Pour un locataire salarié, vous devez demander les trois dernières fiches de paie ainsi que le dernier avis d'imposition. Vérifiez la cohérence entre ces documents : les montants doivent correspondre et les noms d'employeurs être identiques.

Si le candidat est travailleur indépendant, demandez les deux derniers bilans comptables. Pour un retraité, l'avis d'imposition suffit généralement à établir le niveau de revenus. N'oubliez pas de prendre en compte les allocations familiales, qui peuvent compléter les ressources du foyer. Enfin, exigez systématiquement une attestation d'assurance habitation couvrant les risques locatifs, car cette garantie est obligatoire dès la signature du bail de location.

 

Quels sont les types de locataires à risque à éviter ?

Certains profils présentent davantage de risques d'impayés ou de difficultés locatives. Les candidats en période d'essai ou en CDD de courte durée peuvent voir leur situation évoluer rapidement. Les locataires qui présentent des documents incohérents (décalages entre les dates, montants suspects, informations contradictoires) doivent éveiller votre vigilance. Méfiez-vous également des dossiers trop parfaits, sans aucune trace d'historique bancaire ou professionnel récent.

Les personnes ayant un historique d'incidents de paiement ou refusant de fournir les justificatifs standards constituent également des profils à risque. Enfin, soyez attentif aux candidats qui exercent une pression excessive pour accélérer la signature du bail de location sans vous laisser le temps d'examiner leur dossier. En cas de doute, n'hésitez pas à contacter directement l'employeur mentionné pour confirmer l'authenticité du contrat de travail.

juridique

Si vous découvrez que des documents ont été falsifiés après la signature du bail de location, vous pouvez envoyer une mise en demeure au locataire en recommandé avec accusé de réception. La présentation de faux documents constitue un délit de faux et usage de faux, passible de trois ans de prison et 45 000 € d'amende. Ce vice du consentement peut entraîner la nullité du contrat et faciliter une procédure d'expulsion.

Locataire à éviter : signaux d'alerte avant l'entrée

Comportements suspects pendant les visites

Certains signes comportementaux lors des visites doivent attirer votre attention. Un candidat qui manifeste peu d'intérêt pour les détails du logement ou qui semble pressé de signer sans poser de questions peut cacher une situation précaire. La négociation agressive sur le loyer ou les conditions du bail, accompagnée d'une insistance excessive pour accélérer la procédure, constitue également un signal d'alerte. Méfiez-vous aussi des candidats qui évitent systématiquement de répondre à vos questions sur leur situation professionnelle ou qui multiplient les excuses pour ne pas fournir certains justificatifs.

 

Dossiers falsifiés : comment les repérer ?

Les dossiers locataires falsifiés représentent un risque croissant pour les bailleurs. Pour les détecter, vérifiez la cohérence entre les différents documents : l'avis d'imposition doit correspondre aux fiches de paie, et les montants doivent être logiques. Examinez attentivement les fiches de paie en recherchant des anomalies visuelles (police de caractères irrégulière, alignements imparfaits, séquences de chiffres répétitives). Contactez directement l'employeur mentionné pour confirmer les informations. En cas de doute, des services comme DossierFacile permettent d'obtenir des dossiers vérifiés par l'État. Le non-respect de votre demande de présentation des documents originaux lors de la visite doit vous alerter immédiatement.

Assurance du locataire : obligations et preuves à exiger

Attestation assurance habitation : que vérifier ?

L'assurance habitation est une obligation légale pour tout locataire occupant un logement avec un bail d'habitation. Selon l'article 7 de la loi du 6 juillet 1989, le locataire doit souscrire un contrat couvrant au minimum les risques locatifs (incendie, dégât des eaux, explosion). L'attestation doit être fournie lors de la remise des clefs, puis une fois par an à la demande du propriétaire. Vérifiez que le document mentionne bien l'adresse du logement, la date de validité et les garanties souscrites.

 

Absence d'assurance habitation du locataire : quels risques ?

En l'absence d'assurance du locataire, le propriétaire peut adresser une mise en demeure par commissaire de justice. Le locataire dispose alors d'un mois pour régulariser sa situation. Passé ce délai, le bailleur peut souscrire une assurance pour son compte (avec répercussion des cotisations majorées sur le loyer) ou engager une procédure de résiliation du bail. Pour le propriétaire, cette situation engendre des risques financiers importants en cas de sinistre, car il devra avancer les frais de réparation sans garantie de remboursement.

contrat

La garantie Visale couvre uniquement les impayés de loyer et charges. Elle ne remplace en aucun cas une assurance habitation complète couvrant les risques locatifs du logement.

Sécuriser le logement : normes et prévention

Mettre en location un bien conforme aux normes légales n'est pas qu'une obligation réglementaire. C'est aussi un levier efficace pour attirer des locataires solvables et réduire les risques d'impayés. Un logement sécurisé, bien entretenu et respectueux des standards de décence rassure les candidats à la location et valorise votre patrimoine immobilier.

 

Travaux et équipements obligatoires

Un logement décent doit répondre à des critères stricts : surface minimale, absence de risques manifestes pour la santé ou la sécurité, installations électriques et de gaz conformes, système de chauffage et de production d'eau chaude en bon état. Les réseaux doivent permettre une aération suffisante et une évacuation correcte de l'humidité. Les matériaux de construction, canalisations et revêtements ne doivent présenter aucun danger (notamment absence d'amiante). Enfin, les détecteurs de fumée sont obligatoires. Ces exigences visent à garantir un cadre de vie sain et sécurisé pour les occupants, tout en protégeant le propriétaire contre d'éventuels recours juridiques.

 

Plans de prévention des risques

Au-delà des normes de base, il est essentiel de prendre en compte les Plans de prévention des risques (PPR) qui peuvent concerner votre bien immobilier. Ces plans identifient les zones exposées à des risques naturels (inondations, séismes, mouvements de terrain) ou technologiques. Si votre bien se situe dans une zone couverte par un PPR, vous devez en informer le locataire et éventuellement réaliser des travaux de mise en conformité. Cette transparence renforce la confiance et évite les litiges futurs. Un bien immobilier bien sécurisé et conforme attire naturellement des profils plus fiables, réduisant ainsi les risques de défaillance locative.

Protéger vos revenus : pourquoi l'assurance loyers impayés change tout

Même avec toute la vigilance du monde lors de la sélection d'un locataire, personne n'est à l'abri d'un accident de parcours. Un licenciement économique imprévu, une maladie grave, une séparation brutale : autant de situations qui peuvent transformer un bon locataire en mauvais payeur du jour au lendemain. C'est précisément pour cette raison que l'assurance loyers impayés (GLI) vous couvre dès le premier impayé de loyer. L'assureur prend le relais et vous verse les loyers dus chaque mois, vous évitant ainsi toute difficulté de trésorerie, surtout si vous avez un crédit immobilier à rembourser. Mais la protection va bien au-delà du simple remboursement des loyers : la garantie prend également en charge l'intégralité des frais de contentieux et de recouvrement, y compris les honoraires d'avocat et d'huissier, jusqu'à l'expulsion du locataire défaillant si nécessaire.

Chez Solly Azar, nous allons encore plus loin en proposant une prise en charge jusqu'à 25 000 € en cas d'occupation illégale (squatteurs), une situation malheureusement de plus en plus fréquente. Nous gérons l'ensemble des démarches à votre place, de la mise en demeure initiale jusqu'à la résolution complète du litige, et collaborons avec le Cabinet Pesin Cambron, l'une des plus grandes études de France, pour accélérer les procédures d'expulsion. Vous devenez ainsi objet d'une indemnisation rapide et efficace, avec un accompagnement personnalisé tout au long du processus.

 

Des avantages inclus dans l'assurance GLI Solly Azar

Nous avons conçu notre assurance garantie des loyers impayés pour offrir à tous nos assurés des privilèges avantageux et exclusifs, avec des plafonds et des garanties performantes. En adoptant l'assurance GLI Solly Azar, vous bénéficiez notamment de : Prise en charge des loyers, y compris en cas de départ prématuré ou décès de votre locataire.

  • Prise en charge à 100 % des frais de contentieux et de recouvrement, y compris les frais de déménagement et de garde-meuble, jusqu'à l'expulsion.
  • Indemnisation mensuelle par virement bancaire pour éviter toute difficulté financière.
  • Une cotisation 100 % déductible de vos revenus locatifs.
  • Une protection juridique qui couvre les autres litiges avec les locataires non liés au non-paiement des loyers, jusqu'à 5 000 € par sinistre.
  • En cas de dégradations, remboursement des frais de remise en état de votre bien et des éventuels loyers non perçus lors des travaux, dans la limite de 10 000 € par sinistre.

Effectuez votre devis en ligne pour protéger votre patrimoine locatif de manière optimale.

FAQ sur les risques locatifs et assurances

Quel locataire ne peut-on pas expulser ?

Aucun locataire ne peut être expulsé durant la trêve hivernale (1er novembre au 31 mars), sauf si un relogement adapté est proposé.

L'assurance habitation est-elle obligatoire pour le locataire ?

Oui, tout locataire doit obligatoirement souscrire une assurance habitation couvrant au minimum les risques locatifs comme l'incendie et les dégâts des eaux.

Que couvre l'assurance habitation du locataire ?

L'assurance du locataire couvre les risques locatifs (incendie, explosion, dégât des eaux) et sa responsabilité civile envers les voisins et le bailleur.

Quels sont les recours en cas de logement insalubre ?

Le locataire peut signaler l'insalubrité à la mairie, à l'Agence Régionale de Santé ou demander la suspension du loyer jusqu'aux travaux.

Quelle différence entre assurance du locataire et du propriétaire ?

Le locataire assure sa responsabilité et les risques locatifs, tandis que les bailleurs couvrent le bâtiment et leur responsabilité civile propriétaire.

Assurance habitation avant signature du bail : est-ce possible ?

Oui, le locataire peut souscrire son assurance habitation avant la signature du bail pour fournir l'attestation dès la remise des clés.

Valérie IMBERT
Valérie IMBERT, Experte garantie loyers impayés – Directrice du service GLI
Valérie Imbert possède une expertise approfondie des mécanismes de la GLI, de la gestion des sinistres aux aspects juridiques complexes liés aux impayés. Forte de plus de 15 ans d’expérience, elle pilote le développement des offres en lien avec les évolutions réglementaires et les besoins des bailleurs. Son rôle stratégique inclut l’optimisation des processus de prise en charge, la collaboration avec les partenaires juridiques, et la formation interne. Elle partage régulièrement ses analyses pour aider propriétaires et professionnels de l’immobilier à sécuriser leurs revenus locatifs grâce à une maîtrise fine des garanties loyers impayés.
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