Les erreurs fréquentes des propriétaires face aux loyers impayés

Face à un impayé de loyer, beaucoup de propriétaires et bailleurs paniquent ou attendent trop longtemps avant d'agir, ce qui peut entraîner des conséquences financières graves et des procédures d'expulsion coûteuses. Pourtant, en évitant quelques erreurs courantes et en adoptant les bons réflexes dès le premier retard, il est possible de limiter les risques et de sécuriser votre investissement locatif.

Les erreurs fréquentes des propriétaires face aux impayés

Face à un impayé de loyer, beaucoup de propriétaires et bailleurs paniquent ou attendent trop longtemps avant d'agir, ce qui peut entraîner des conséquences financières graves et des procédures d'expulsion coûteuses. Pourtant, en évitant quelques erreurs courantes et en adoptant les bons réflexes dès le premier retard, il est possible de limiter les risques et de sécuriser votre investissement locatif. 
Publié le, mardi 10 février 2026 - Mis à jour le, mardi 10 février 2026
Temps de lecture : 18mn
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Sommaire

Comprendre l'origine des loyers impayés Erreur n°1 : attendre 1 mois de loyer impayé avant d'agir Erreur n°2 : négliger la mise en demeure pour loyer impayé Erreur n°3 : ignorer les aides aux loyers impayés disponibles Procédure pour loyers impayés : de la relance à l'expulsion Nouvelle loi sur les loyers impayés : ce qui change Assurance loyers impayés : la solution pour prévenir toute erreur FAQ sur la gestion des loyers impayés

Comprendre l'origine des loyers impayés

Les loyers impayés ne surviennent jamais sans raison. Identifier les causes permet au bailleur de mieux anticiper et de mettre en place des mesures préventives adaptées. Plusieurs facteurs peuvent expliquer pourquoi un locataire se retrouve dans l'incapacité de payer son loyer, et ces situations varient en fonction du profil et du contexte économique.

 

Instabilité financière du locataire

L'une des principales causes de non-paiement des loyers reste l'instabilité financière du locataire. Des événements imprévus peuvent survenir à tout moment et fragiliser l'équilibre budgétaire d'un ménage : perte d'emploi, maladie, accident, divorce ou encore baisse soudaine des revenus. Ces difficultés financières ne sont pas toujours prévisibles, même avec un dossier solide au moment de la signature du bail. Un locataire qui disposait d'un CDI et d'une situation stable peut se retrouver en difficulté quelques mois après son installation.

Les périodes de crise économique accentuent également ce risque. L'inflation et la hausse des prix de l'énergie réduisent le pouvoir d'achat des ménages, rendant le paiement du loyer plus difficile. Un mauvais budget ou une gestion approximative des finances personnelles peuvent aussi conduire à des retards de paiement, même en l'absence de choc économique majeur.

 

Problèmes de communication bailleur-locataire

Les impayés peuvent également résulter de problèmes de communication entre le bailleur et le locataire. Un manque d'échanges, des malentendus ou des tensions non résolues créent un climat de méfiance qui peut conduire à des retards de paiement, voire à un refus délibéré de payer. Certains locataires estiment parfois que le propriétaire ne remplit pas ses obligations (travaux non effectués, défauts d'entretien) et choisissent de suspendre le paiement du loyer en guise de protestation.

Ce type de situation peut être évité en instaurant une relation de confiance dès le début de la location. Répondre rapidement aux demandes du locataire, effectuer les réparations nécessaires et rester disponible pour échanger permet de limiter les tensions. Un dialogue constructif facilite la résolution des problèmes avant qu'ils ne dégénèrent en conflit.

 

Erreurs administratives et clauses du bail

Enfin, certains impayés trouvent leur origine dans des erreurs administratives ou des clauses du bail mal rédigées. Une surface habitable erronée mentionnée dans le contrat, des charges mal calculées ou des clauses abusives peuvent donner au locataire un motif légitime de contester le montant du loyer. Si l'écart de surface dépasse un vingtième de celle indiquée dans le bail, le locataire est en droit de demander une réduction de loyer, voire un remboursement rétroactif.

De même, un bail incomplet ou non conforme à la législation en vigueur peut fragiliser la position du bailleur en cas de litige. Vérifier la conformité du contrat de location et s'assurer que toutes les mentions obligatoires sont présentes évite bien des complications. En cas de doute, faire relire le bail par un professionnel du droit immobilier constitue une précaution utile.

solvabilité

En tant que bailleur, vérifier la solvabilité du locataire au moment de la signature du bail ne suffit pas toujours. Maintenir un dialogue ouvert permet de détecter rapidement les premiers signes de fragilité financière et d'envisager des solutions amiables avant que la situation ne se dégrade.

Erreur n°1 : attendre 1 mois de loyer impayé avant d'agir

Lorsqu'un locataire ne règle pas son loyer à la date prévue, nombreux sont les propriétaires qui préfèrent patienter. Cette posture, souvent motivée par la volonté de préserver la relation ou par la crainte d'une procédure complexe, constitue pourtant l'une des erreurs les plus courantes et les plus coûteuses en matière de gestion locative.

 

Risques financiers d'une réaction tardive

Attendre qu'un mois d'impayé se transforme en plusieurs mois d'impayés peut rapidement mettre en péril votre équilibre financier. En effet, chaque mois de retard accroît mécaniquement le montant de la dette et complique le recouvrement. Un simple retard de paiement du loyer peut ainsi basculer en situation d'impayés chroniques, entraînant des difficultés de trésorerie importantes pour le propriétaire.

Au-delà de la perte de revenus locatifs, les conséquences financières incluent également les frais de contentieux et de recouvrement. Une procédure d'expulsion peut coûter entre 3 500 et 7 000 €, sans compter le coût moyen d'un impayé qui dépasse régulièrement plusieurs milliers d'euros. Plus vous attendez, plus la dette s'alourdit et plus les chances de récupération diminuent. Le locataire peut par ailleurs accumuler d'autres dettes, rendant tout remboursement encore plus hypothétique.

 

Premières démarches dès le retard de paiement

Réagir rapidement ne signifie pas agir de manière agressive, mais adopter une posture ferme et méthodique dès le premier retard constaté. Dès qu'un paiement du loyer n'est pas effectué à la date prévue, contactez votre locataire par téléphone ou par mail pour comprendre la situation. Cette approche amiable permet souvent d'identifier un incident isolé et de trouver une solution rapide.

Si le dialogue ne donne aucun résultat, envoyez une lettre de relance en recommandé avec accusé de réception dans un délai de 8 à 15 jours. Ce courrier doit mentionner le montant exact des sommes dues et fixer un délai précis pour régulariser la situation. En parallèle, si votre locataire bénéficie d'aides au logement versées directement au propriétaire, vous devez signaler l'impayé à la CAF ou à la MSA dans un délai de deux mois pour éviter toute suspension de ces aides.

Enfin, si vous avez souscrit une assurance loyers impayés, prévenez votre assureur dès le premier mois d'impayé. Certains contrats exigent une déclaration rapide pour garantir une prise en charge optimale. Cette réactivité vous permet de bénéficier d'un accompagnement professionnel et d'éviter que la situation ne s'aggrave davantage.

Erreur n°2 : négliger la mise en demeure pour loyer impayé

Beaucoup de propriétaires sous-estiment l'importance de la mise en demeure pour loyer impayé. Pourtant, ce document constitue une étape juridique incontournable dans la procédure de recouvrement des loyers. Après l'envoi d'une première lettre de relance restée sans réponse, la mise en demeure marque le passage à une démarche formelle et revêt de véritables effets juridiques. Elle doit être envoyée entre 35 et 45 jours suivant l'impayé, par lettre recommandée avec accusé de réception, afin de prendre date et d'apporter la preuve que le locataire a bien été informé de vos réclamations.

 

Contenu obligatoire de la lettre

Pour être valable juridiquement, une mise en demeure doit respecter un formalisme précis. Tout d'abord, elle doit comporter la mention explicite « mise en demeure » en tête de document, indiquant clairement au locataire qu'il s'agit d'une étape officielle dans la procédure de recouvrement. Le courrier doit également détailler avec exactitude le montant des loyers impayés, en précisant les mois concernés et les éventuelles charges locatives dues. Il est essentiel d'indiquer un délai de régularisation (généralement entre 8 et 15 jours), ainsi que les conséquences juridiques en cas de non-paiement (saisie du tribunal, résiliation du bail, expulsion). Enfin, vos coordonnées complètes et celles du locataire doivent figurer sur ce document. Une lettre simple ne suffit pas : seul un envoi en recommandé avec accusé de réception confère à la mise en demeure sa pleine valeur juridique.

 

Conséquences d'une mise en demeure absente ou mal rédigée

Négliger cette étape ou bâcler la rédaction de la mise en demeure peut avoir des répercussions importantes. Premièrement, l'absence de mise en demeure vous empêche de faire appel à votre assurance loyers impayés et de déclencher une procédure judiciaire de recouvrement. Sans ce document, le tribunal peut refuser votre demande de résiliation du bail ou d'expulsion. Deuxièmement, une mise en demeure mal rédigée (mentions manquantes, montants erronés, absence de délai clair) peut être contestée par le locataire, voire être jugée inopérante par un juge. Cela retarde toute la procédure et vous fait perdre un temps précieux. Enfin, certains organismes d'assurance exigent l'envoi de la mise en demeure dans un délai strict (parfois 15 jours après la constatation de l'impayé) pour garantir la prise en charge du sinistre. Une erreur de forme ou de timing peut donc compromettre votre indemnisation et vous laisser seul face aux impayés.

Erreur n°3 : ignorer les aides aux loyers impayés disponibles

Face à une situation d'impayés, beaucoup de propriétaires se concentrent uniquement sur la procédure judiciaire, sans envisager les solutions de soutien existantes. Pourtant, plusieurs dispositifs publics permettent de débloquer la situation et de limiter les pertes financières. Connaître ces aides et savoir comment les mobiliser peut faire la différence entre une résolution rapide et une procédure longue et coûteuse.

 

CAF, FSL et autres dispositifs publics

Plusieurs organismes proposent des aides au logement qui peuvent intervenir en cas d'impayés, à la fois pour soutenir le locataire et protéger le propriétaire.

La CAF (Caisse d'Allocations Familiales) joue un rôle central dans la gestion des impayés. Lorsque la dette atteint au moins deux fois le montant mensuel du loyer (loyer et charges), le propriétaire peut signaler l'impayé à la CAF dans un délai de deux mois. Si le locataire bénéficie d'une aide au logement (APL, ALF ou ALS), le propriétaire peut demander à ce qu'elle lui soit versée directement. Cette procédure simple peut éviter l'aggravation de la situation et maintenir un lien avec le locataire.

Le Fonds de Solidarité pour le Logement (FSL) constitue une autre ressource précieuse. Géré par chaque département, ce fonds de solidarité peut prendre en charge tout ou partie des loyers impayés, sous conditions de ressources. Le FSL peut également couvrir les dettes de charges et de factures liées au logement. L'intervention du FSL est souvent déclenchée par un travailleur social ou directement par la CAF, mais il est important que le propriétaire soit au courant de cette possibilité pour orienter son locataire vers les bons interlocuteurs.

 

Plan d'apurement et médiation

Plutôt que de se lancer immédiatement dans une procédure contentieuse, il existe des solutions amiables qui permettent de résorber la dette progressivement.

Le plan d'apurement est un accord écrit entre le propriétaire et le locataire qui fixe les conditions de remboursement des loyers impayés (montant, délai, échéancier). Ce document doit être signé par les deux parties et transmis à la CAF dans les six mois suivant le signalement de l'impayé. Le plan tient compte des capacités financières du locataire et permet de maintenir le versement de l'aide au logement, voire de la faire verser directement au propriétaire. En respectant les échéances du plan, le locataire évite l'expulsion et le propriétaire récupère progressivement ses loyers.

La Commission de Coordination des Actions de Prévention des Expulsions Locatives (CCAPEX) peut également faciliter le dialogue entre les deux parties. Certains départements proposent des dispositifs de médiation locative qui aident à trouver un terrain d'entente. Elle intervient en amont des procédures judiciaires pour rechercher toutes les solutions permettant le maintien dans le logement. Elle coordonne les actions entre les différents acteurs (CAF, FSL, services sociaux) et peut débloquer des aides ou proposer un accompagnement social.

En mobilisant ces dispositifs publics dès les premiers impayés, vous augmentez vos chances de récupérer vos loyers tout en évitant une procédure longue et coûteuse. Ces aides ne remplacent pas une assurance loyers impayés, mais elles constituent un complément utile pour gérer les situations délicates.

Procédure pour loyers impayés : de la relance à l'expulsion

Face à un locataire en situation d'impayés, la procédure pour loyers impayés suit un cadre légal strict et progressif. Du premier commandement de payer jusqu'à l'intervention du commissaire de justice, chaque étape répond à des délais et des formalités précises. Comprendre cette chronologie vous permet d'agir efficacement tout en respectant les droits du locataire.

 

Relance amiable et commandement de payer

La procédure judiciaire débute toujours par une tentative de résolution amiable. Après l'envoi d'une lettre de relance puis d'une mise en demeure restées sans effet, le propriétaire doit faire appel à un commissaire de justice (anciennement huissier de justice) pour délivrer un commandement de payer. Cet acte officiel rappelle au locataire son obligation de régler sa dette et lui accorde un délai de 6 semaines pour s'acquitter des sommes dues (pour les baux signés depuis le 29 juillet 2023). À défaut de paiement dans ce délai, la clause résolutoire du bail produit ses effets et le contrat peut être résilié de plein droit. Le commandement de payer doit mentionner le montant précis des loyers et charges impayés, ainsi que les coordonnées des organismes d'aide au logement. Cette étape constitue le dernier recours avant l'assignation au tribunal.

 

Assignation au tribunal et audience

Si le locataire n'a pas régularisé sa situation après le délai imparti, le propriétaire peut saisir le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire dont dépend le logement. Cette saisine se fait par assignation, acte délivré par un commissaire de justice qui convoque le locataire à une audience. Avant l'audience, un diagnostic social et financier (DSF) est établi pour éclairer le juge sur la situation du locataire, les causes de l'impayé et les solutions envisageables. Le locataire dispose de la possibilité de demander des délais de paiement ou de saisir le Fonds de solidarité pour le logement (FSL). Durant l'audience, le juge examine la situation et peut décider soit d'accorder un échéancier de remboursement (jusqu'à 3 ans maximum) si le locataire a repris le paiement du loyer courant, soit de prononcer la résiliation du bail et l'expulsion. Le commissaire de justice doit également informer la Commission de coordination des actions de prévention des expulsions (CCAPEX) et le Préfet au moins deux mois avant l'audience, sous peine d'irrecevabilité de l'assignation.

 

Décision de justice et commandement de quitter les lieux

Une fois le jugement rendu, le commissaire de justice signifie la décision au locataire. Si le juge a prononcé la résiliation du bail et l'expulsion, un commandement de quitter les lieux est délivré simultanément ou peu après le jugement. Ce document fixe une date limite pour libérer le logement, généralement dans un délai de deux mois. À partir de ce moment, le locataire n'est plus considéré comme titulaire du bail mais comme un occupant sans droit ni titre. Le propriétaire ne facture plus de loyer mais des indemnités d'occupation dont le montant est déterminé par le juge. Le locataire conserve néanmoins la possibilité de saisir le juge de l'exécution pour obtenir des délais supplémentaires en fonction de sa situation personnelle. Cette phase marque le passage de la procédure judiciaire à la phase d'exécution de l'expulsion.

 

Expulsion par commissaire de justice

Si le locataire ne quitte pas volontairement les lieux à l'issue du délai imparti, le commissaire de justice procède à l'expulsion physique. Cette opération peut nécessiter le recours à la force publique (police ou gendarmerie) si l'occupant refuse de partir. Le commissaire de justice dresse un procès-verbal d'expulsion et peut constater que les lieux ont été volontairement libérés. Les biens du locataire sont alors placés en garde-meuble aux frais du propriétaire (remboursables par l'assurance loyers impayés). L'ensemble de cette procédure ne peut être exécuté durant la trêve hivernale, période de suspension des expulsions qui s'étend du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante. Toutefois, rien n'empêche d'engager la procédure judiciaire durant cette période, l'expulsion effective étant simplement reportée à la fin de la trêve.

Étape de la procédure Délai légal

Actions du bailleur

Commandement de payer 6 semaines

Faire délivrer l'acte par un commissaire de justice

Assignation au tribunal 2 mois après le commandement

Saisir le juge des contentieux de la protection

Audience et jugement Variable selon le tribunal

Présenter le dossier et le DSF au juge

Commandement de quitter les lieux 2 mois

Faire signifier la décision par commissaire de justice

Expulsion effective Après délai de 2 mois (hors trêve hivernale)

Organiser l'expulsion avec le commissaire de justice

 

trêve hivernale

La trêve hivernale suspend toute expulsion du 1er novembre au 31 mars, même si une décision de justice a été rendue. Vous pouvez néanmoins poursuivre la procédure judiciaire pendant cette période pour que l'expulsion soit effective dès le 1er avril. Cette suspension ne s'applique pas aux squatteurs ni aux personnes bénéficiant d'une solution de relogement adaptée.

Nouvelle loi sur les loyers impayés : ce qui change

Le cadre juridique encadrant les loyers impayés a connu des évolutions significatives ces dernières années. La loi du 27 juillet 2023 visant à protéger les logements contre l'occupation illicite a introduit des modifications importantes qui impactent directement les relations entre propriétaires et locataires.

 

Mesures renforcées pour protéger les bailleurs

La loi du 27 juillet 2023 a considérablement réduit les délais de réaction en cas de non-respect de la date de paiement du loyer. Pour les baux signés après le 28 juillet 2023, le délai accordé au locataire pour régulariser sa dette avant l'application de la clause résolutoire est passé de deux mois à six semaines. Cette mesure permet aux propriétaires d'engager plus rapidement les démarches nécessaires.

Le texte a également simplifié le signalement des impayés. Désormais, lorsque le locataire est en situation d'impayé depuis deux mois consécutifs ou que la dette équivaut à deux fois le montant du loyer mensuel hors charges, le commissaire de justice doit signaler la situation aux services sociaux compétents. Cette transmission d'informations implique désormais le représentant de l'État dans le département, qui peut mobiliser les dispositifs d'aide adaptés.

Autre amélioration notable : le juge peut désormais suspendre la procédure d'expulsion et accorder un échéancier de remboursement de la dette (jusqu'à trois ans maximum) si le locataire a repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience. Cette décision judiciaire vise à trouver un équilibre entre la protection du bailleur et la prévention des expulsions.

 

Obligations supplémentaires pour les locataires

Les locataires voient leurs obligations renforcées pour garantir une relation locative plus transparente. Parmi les principales mesures :

  • Obligation de payer le loyer à la date convenue dans le bail, généralement en début de mois.
  • Devoir d'information immédiate en cas de difficultés financières pour permettre la mise en place de solutions amiables.
  • Reprise du paiement intégral du loyer courant comme condition préalable à toute demande d'échéancier de remboursement devant le juge.

Ces nouvelles dispositions encouragent le dialogue et la recherche de solutions avant l'engagement de procédures judiciaires, tout en protégeant mieux les intérêts des propriétaires face aux situations d'impayés.

Assurance loyers impayés : la solution pour prévenir toute erreur

Face aux multiples écueils qui jalonnent la gestion locative, souscrire une assurance loyers impayés constitue la meilleure stratégie pour sécuriser vos revenus locatifs. Cette garantie vous protège efficacement contre les conséquences financières des impayés tout en vous évitant les erreurs courantes que commettent de nombreux propriétaires.

Une protection complète dès le premier impayé

Contrairement aux solutions alternatives comme la garantie Visale ou la caution solidaire, l'assurance loyers impayés offre une couverture professionnelle et pérenne. La garantie Visale, bien que gratuite, reste limitée à 36 mensualités maximum et ne s'applique qu'à certains profils de locataires (moins de 30 ans, alternants, salariés en mobilité). La caution solidaire, quant à elle, repose sur l'engagement personnel d'un proche du locataire, ce qui peut générer des tensions relationnelles en cas de défaillance.

 

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  • Prise en charge à 100 % des frais de contentieux et de recouvrement, y compris les frais de déménagement et de garde-meuble, jusqu'à l'expulsion.
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FAQ sur la gestion des loyers impayés

Combien de loyers impayés avant l'expulsion d'un locataire ?

Il n'existe pas de nombre précis de loyers impayés obligatoire avant de pouvoir expulser un locataire. Cependant, la procédure d'expulsion peut débuter dès le premier impayé, à condition que le bail comporte une clause résolutoire. En pratique, le propriétaire doit d'abord envoyer un commandement de payer par l'intermédiaire d'un commissaire de justice, accordant au locataire un délai de deux mois pour régulariser sa situation. Si la dette locative n'est pas remboursée dans ce délai, le propriétaire peut saisir le juge pour demander la résiliation du bail et l'expulsion.

Quelle est la nouvelle loi sur les loyers impayés ?

Depuis le 1er juillet 2025, une nouvelle procédure facilite le recouvrement des loyers impayés. Les propriétaires bailleurs munis d'un titre exécutoire peuvent désormais faire appel à un commissaire de justice pour engager une saisie directe sur les salaires du locataire auprès de son employeur. Cette mesure, issue de la loi d'orientation et de programmation du ministère de la Justice, simplifie les démarches de recouvrement et accélère le règlement des dettes locatives. Cette procédure plus efficace permet aux bailleurs de récupérer plus rapidement les sommes dues tout en respectant les règles de calcul des sommes saisissables.

Quels sont les droits du propriétaire en cas de loyer impayé ?

En cas de loyer impayé, le propriétaire dispose de plusieurs droits pour protéger ses intérêts. Il peut d'abord solliciter le garant ou la caution mentionné dans le bail pour obtenir le paiement des sommes dues. Il a également le droit d'envoyer une mise en demeure au locataire, puis de faire signifier un commandement de payer par un commissaire de justice. Si le locataire bénéficie d'aides au logement versées directement au propriétaire, celui-ci peut demander leur maintien. Enfin, le propriétaire peut engager une action en justice pour obtenir la résiliation du bail et l'expulsion du locataire défaillant.

Que faire en cas de loyer impayé ?

Dès le premier impayé, il est essentiel d'agir rapidement. Commencez par contacter votre locataire pour comprendre les raisons du retard et tenter de trouver une solution amiable. Si vous avez souscrit une assurance loyers impayés, prévenez immédiatement votre assureur qui prendra en charge les démarches. Vous devez également informer le garant, Action Logement si le locataire bénéficie de la garantie Visale, et la CAF si des aides au logement sont versées. Si la situation ne se régularise pas, envoyez une mise en demeure par lettre recommandée, puis faites appel à un commissaire de justice pour signifier un commandement de payer.

Comment expulser un locataire qui ne paie pas son loyer ?

L'expulsion d'un locataire pour non-paiement nécessite de respecter une procédure judiciaire stricte. Après l'envoi du commandement de payer et l'expiration du délai de deux mois sans régularisation, le propriétaire doit saisir le tribunal judiciaire pour obtenir la résiliation du bail. Le juge peut décider d'accorder des délais de paiement au locataire ou de prononcer l'expulsion. Si l'expulsion est ordonnée, un commissaire de justice délivre un commandement de quitter les lieux. L'expulsion physique ne peut être réalisée que par un huissier et doit respecter la trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars).

Quels sont les recours en cas de loyers impayés ?

Plusieurs recours s'offrent au propriétaire confronté à des loyers impayés. Le recours amiable consiste à dialoguer avec le locataire pour établir un échéancier de remboursement de la dette. Le recours à la caution permet de solliciter le garant pour obtenir le paiement des sommes dues. Le recours judiciaire implique de saisir le tribunal pour obtenir un titre exécutoire et engager une procédure d'expulsion. Enfin, l'assurance loyers impayés constitue le recours le plus efficace, puisqu'elle prend en charge l'intégralité de la procédure de recouvrement, rembourse les loyers non perçus et couvre les frais de contentieux.

Valérie IMBERT
Valérie IMBERT, Experte garantie loyers impayés – Directrice du service GLI
Valérie Imbert possède une expertise approfondie des mécanismes de la GLI, de la gestion des sinistres aux aspects juridiques complexes liés aux impayés. Forte de plus de 15 ans d’expérience, elle pilote le développement des offres en lien avec les évolutions réglementaires et les besoins des bailleurs. Son rôle stratégique inclut l’optimisation des processus de prise en charge, la collaboration avec les partenaires juridiques, et la formation interne. Elle partage régulièrement ses analyses pour aider propriétaires et professionnels de l’immobilier à sécuriser leurs revenus locatifs grâce à une maîtrise fine des garanties loyers impayés.
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