Congé pour vente d'une location meublée : règles, préavis et droits du locataire
Vous souhaitez vendre votre logement meublé occupé ? La résiliation du bail par le propriétaire impose le respect d'un délai de préavis de 3 mois avant l'échéance du contrat, une lettre de congé formelle et motivée, ainsi qu'un formalisme strict pour éviter tout risque de nullité. Contrairement à une location vide, le locataire en meublé ne dispose pas de droit de préemption.
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Sommaire
Cadre légal du congé pour vente en location meublée Délai de préavis en location meublée : combien de mois pour donner congé ? Lettre de congé pour location meublée : mentions obligatoires et formalisme Motifs de résiliation du bail meublé : vente, reprise ou motif légitime et sérieux Locataire protégé : obligations renforcées pour le bailleur Assurance loyers impayés : sécuriser vos revenus jusqu'à la vente FAQ sur le congé pour vente d'une location meubléeCadre légal du congé pour vente en location meublée
Lorsqu'un propriétaire souhaite vendre son logement loué meublé, il doit respecter un cadre juridique précis. Comprendre les règles applicables permet d'éviter les erreurs de procédure et de sécuriser la transition entre location et vente du bien. Le congé pour vente en meublé présente des particularités importantes par rapport à la location vide, notamment en matière de délais et de droits du locataire. Le contrat de location meublé s'inscrit dans un cadre réglementé par la loi du 6 juillet 1989, qui définit précisément les obligations du propriétaire comme du locataire.
Article 25-8 : la loi qui encadre le bail meublé
L'article 25-8 de la loi du 6 juillet 1989 définit les conditions dans lesquelles un bailleur peut donner congé à son locataire en meublé. Le texte stipule que le propriétaire qui ne souhaite pas renouveler le contrat doit informer le locataire avec un préavis de trois mois avant l'échéance du bail. Le motif du congé doit être clairement indiqué : reprise pour habiter le logement (par le bailleur ou un proche), vente du bien, ou motif légitime et sérieux.
La loi impose un formalisme strict pour la notification : lettre recommandée avec accusé de réception, remise en main propre contre récépissé, ou notification par commissaire de justice (anciennement appelé huissier de justice avant la réforme du 1er juillet 2022). En cas de pluralité de locataires, chaque personne doit recevoir une notification individuelle. À peine de nullité, le congé doit mentionner le motif allégué et, en cas de reprise, préciser l'identité du bénéficiaire et son lien avec le bailleur.
Pourquoi le congé pour vente ne donne pas de droit de préemption ?
Contrairement à la location vide, le locataire d'un meublé ne bénéficie pas de droit de préemption lors de la vente du bien, sauf exceptions très rares (première vente après mise en copropriété ou vente en bloc d'un immeuble de plus de dix logements). Cette différence majeure signifie que le propriétaire n'est pas tenu de proposer en priorité l'achat du logement à son locataire.
Le congé pour vendre un bail meublé informe simplement le locataire de la fin du bail pour permettre la cession du bien libre d'occupation. Le locataire peut néanmoins se porter candidat à l'achat, mais il sera traité comme n'importe quel acquéreur potentiel, sans priorité légale.
Congé pour vente : obligations du bailleur
Lorsque le propriétaire décide de donner congé pour vendre son logement meublé, il doit respecter plusieurs obligations légales précises. Le préavis propriétaire de 3 mois doit être strictement respecté, avec une notification envoyée au plus tard trois mois avant la date d'échéance du bail.
La lettre de congé doit obligatoirement comporter des mentions précises : l'identité complète du bailleur et du locataire, l'adresse exacte du logement concerné, le motif du congé (vente du bien), et la date de fin du bail. Contrairement au congé pour reprise, le congé pour vente n'impose pas au bailleur d'indiquer le prix ou les conditions de la vente projetée.
Le propriétaire doit également vérifier si son locataire bénéficie de protections renforcées : les locataires âgés de plus de 65 ans à l'échéance du bail, disposant de ressources modestes, doivent se voir proposer un relogement adapté à proximité. Ces protections ne s'appliquent toutefois pas si le propriétaire lui-même remplit ces critères.
Comparaison rapide avec la location vide
| Critère | Location vide |
Location meublée |
|---|---|---|
| Délai de préavis bailleur | 6 mois avant l'échéance |
3 mois avant l'échéance |
| Droit de préemption locataire | Oui (priorité d'achat) |
Non (sauf cas exceptionnels) |
| Durée du bail | 3 ans (6 ans si personne morale) |
1 an (9 mois pour étudiant) |
| Préavis locataire | 3 mois (1 mois en zone tendue) |
1 mois |
| Dépôt de garantie | Maximum 1 mois de loyer |
Maximum 2 mois de loyer |
| Formalisme du congé | LRAR, remise en main propre ou commissaire de justice |
LRAR, remise en main propre ou commissaire de justice |
Cette comparaison met en évidence la flexibilité accrue du bail meublé pour le bailleur, notamment en termes de délais et d'absence d'obligation d'offre prioritaire. Toutefois, les deux types de location imposent une motivation claire du congé et le respect des formalités de notification.
Le préavis de 3 mois s'applique uniquement pour le congé délivré par le propriétaire sur un bail meublé. Le locataire dispose d'un préavis réduit à 1 mois, quelle que soit la raison de son départ.
Délai de préavis en location meublée : combien de mois pour donner congé ?
Lorsque vous souhaitez donner congé à votre locataire, le respect du délai de préavis propriétaire constitue une obligation légale incontournable. Ce délai varie selon le type de location et protège les droits du locataire tout en encadrant les démarches du propriétaire. Comprendre ces règles vous permet d'éviter toute contestation et de sécuriser votre procédure. Les modalités du congé et la date du congé doivent être rigoureusement respectées pour garantir la validité de votre démarche.
Le calendrier à respecter pour un bail meublé
Pour un logement loué meublé, le préavis propriétaire est fixé à 3 mois minimum avant la date d'échéance du bail. Concrètement, si votre contrat de location arrive à échéance le 1er octobre, vous devez notifier votre congé au locataire au plus tard le 1er juillet pour que celui-ci soit valable.
Le décompte du préavis débute au jour de la réception de la lettre par le locataire. Vous devez donc anticiper les délais postaux ou de remise pour garantir que le locataire reçoive bien le courrier dans les temps. Trois modes de notification sont reconnus par la loi : la lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR), la remise en main propre contre récépissé ou émargement, ou la notification par commissaire de justice.
Voici un exemple de chronologie pour un bail meublé prenant fin le 30 septembre :
| Étape | Date |
Action |
|---|---|---|
| J-90 | 1er juillet |
Date limite de réception du congé par le locataire pour respecter le préavis de 3 mois. |
| J-60 | 1er août |
Le locataire dispose de deux mois pour se positionner si le congé est motivé par une vente. |
| J-0 | 30 septembre |
Date d'échéance du bail et de libération effective du logement par le locataire. |
Attention, en cas de pluralité de locataires (colocataires, époux, partenaires pacsés, concubins), chaque personne doit recevoir une notification distincte. L'omission d'un seul destinataire peut entraîner la nullité du congé pour cette personne.
Pour approfondir les motifs et formalités à respecter lorsque vous donnez congé, consultez notre article détaillé sur le préavis propriétaire.
Que se passe-t-il en cas de préavis non respecté ?
Si vous ne respectez pas le délai de préavis ou si vous omettez les mentions obligatoires dans votre lettre de congé, celui-ci peut être déclaré nul ou irrégulier par un juge. Le locataire conserve alors le droit d'occuper le logement jusqu'à l'expiration régulière du bail ou jusqu'à ce que vous procédiez à une nouvelle notification conforme.
Les conséquences peuvent être lourdes pour le propriétaire. En cas de congé irrégulier, vous risquez une amende pénale pouvant atteindre 6 000 € (voire 30 000 € pour une personne morale), ainsi que des dommages et intérêts si le locataire démontre un préjudice. De plus, toute procédure d'expulsion engagée sur la base d'un congé invalide sera suspendue, ce qui prolonge la durée d'occupation et peut générer des pertes financières supplémentaires.
Le locataire dispose du droit de contester le congé devant le tribunal judiciaire, même après avoir quitté les lieux. Il peut invoquer le non-respect des délais, l'absence de motif légitime ou encore l'omission de notification pour l'un des co-titulaires du bail. Si le juge lui donne raison, vous devrez recommencer la procédure depuis le début en respectant scrupuleusement les règles légales.
Peut-on donner congé à tout moment ?
Le propriétaire ne peut pas donner congé à tout moment à son locataire. La notification doit respecter la date d'échéance du bail et s'appuyer sur un motif légitime : vente du bien, reprise pour y habiter ou y loger un proche, ou motif légitime et sérieux (faute du locataire, travaux lourds). Un locataire en retard de paiement ne vous dispense pas de respecter ces délais.
Même si votre locataire accuse plusieurs mois de retard, vous ne pouvez pas écourter le préavis de 3 mois avant la fin du bail. Seule une procédure pour motif légitime et sérieux (impayés répétés) vous permettrait d'agir différemment, en respectant néanmoins le formalisme requis.
La trêve hivernale (du 1er novembre au 31 mars) ne supprime pas votre droit de donner congé. Vous pouvez notifier le congé durant cette période, mais l'expulsion ne pourra intervenir qu'à partir du 1er avril.
Lettre de congé pour location meublée : mentions obligatoires et formalisme
Lorsque vous devez notifier un congé pour vente ou un non-renouvellement du bail par le propriétaire en location meublée, la forme et le contenu de votre lettre de congé revêtent une importance capitale. Un oubli ou une erreur peut rendre votre notification invalide et retarder la reprise de votre bien. Voici ce qu'il faut absolument respecter pour sécuriser votre démarche.
Mentions indispensables à ne pas oublier
Pour être valable, votre courrier de congé doit comporter plusieurs mentions obligatoires. Commencez par indiquer clairement l'identité complète du bailleur et du locataire (nom, prénom, adresse). Précisez ensuite l'adresse exacte du logement concerné et la date de signature du bail initial.
Le cœur de votre courrier réside dans le motif du congé. Vous devez exposer de manière précise et détaillée la raison pour laquelle vous donnez congé : vente du bien, reprise pour y habiter ou y loger un proche, ou tout autre motif légitime et sérieux. Une simple formule vague ne suffit pas et pourrait être contestée.
Indiquez la date de fin du bail et rappelez le délai de préavis de 3 mois applicable en location meublée. Mentionnez également le mode d'envoi utilisé : lettre recommandée avec accusé de réception, remise en main propre contre récépissé ou émargement, ou notification par commissaire de justice. (anciennement acte d'huissier). Cette dernière option est particulièrement recommandée pour sécuriser la preuve de réception.
Si vous donnez congé à des colocataires, à des époux, à un partenaire pacsé ou à un concubin, vous devez impérativement notifier chaque personne individuellement. L'omission d'un seul destinataire peut entraîner la nullité du congé pour cette personne.
| Mention |
Pourquoi c'est indispensable |
|---|---|
| Identité complète du bailleur et du locataire |
Identifie les parties au contrat et garantit la validité juridique. |
| Adresse exacte du logement et date du bail |
Confirme que le congé concerne le logement loué et le contrat en cours. |
| Motif du congé (vente, reprise, motif légitime) |
Exigence légale : le congé doit être motivé pour être valable. |
| Date de fin du bail et délai de préavis |
Informe de la date de libération des lieux (3 mois minimum en meublé). |
| Mode d'envoi (LRAR, remise en main propre, commissaire de justice) |
Garantit la preuve de réception et le respect du formalisme légal. |
| Notification individuelle de chaque locataire |
Obligatoire en cas de pluralité de locataires pour éviter la nullité. |
Modèle de lettre de congé pour vente d'une location meublée
Voici un exemple simplifié de lettre de congé pour vente d'un logement meublé. Adaptez-le selon votre situation et vérifiez toujours la conformité avec les textes en vigueur ou consultez un professionnel :
Objet : Congé pour vente – Location meublée
Madame, Monsieur [Nom du locataire],
Par la présente, je vous notifie le congé pour vente du logement situé [adresse complète], loué en vertu du bail du [date du bail]. Conformément aux dispositions applicables aux locations meublées, ce congé prend effet le [date de fin du bail], soit 3 mois après réception de ce courrier.
Motif du congé : vente du bien.
Cette notification est effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception (ou par commissaire de justice selon le cas). Je reste à votre disposition pour organiser les visites dans des conditions raisonnables.
Cordialement,
[Signature, nom, adresse, téléphone]
Le congé pour vente en meublé ne donne pas de droit de préemption au locataire (sauf exceptions très rares). Il informe simplement de la fin du bail pour permettre la vente libre d'occupation. Veillez à respecter scrupuleusement les mentions obligatoires et les délais pour éviter toute contestation.
Motifs de résiliation du bail meublé : vente, reprise ou motif légitime et sérieux
Mettre fin à un bail meublé ne se fait jamais sans raison. La loi encadre strictement les situations dans lesquelles un propriétaire peut refuser le renouvellement du contrat. Trois motifs principaux autorisent le congé : la vente du bien, la reprise pour y habiter ou un motif légitime et sérieux. À noter que la résiliation d'un bail meublé avant 1 an n'est possible pour le bailleur que dans des cas exceptionnels (faute grave du locataire), sauf pour les baux étudiants de 9 mois qui prennent fin automatiquement sans renouvellement tacite.
Le congé pour reprise
Le congé pour reprise permet au propriétaire de récupérer son logement pour y habiter lui-même ou pour y loger un proche. Dans le cadre d'une location meublée, ce motif doit être clairement indiqué dans la lettre de congé, avec un préavis de 3 mois avant l'échéance du bail.
Le bénéficiaire de la reprise doit obligatoirement faire du logement sa résidence principale. La loi autorise la reprise pour le propriétaire lui-même, son conjoint, son partenaire pacsé (enregistré à la date du congé), son concubin notoire (depuis au moins un an), ses ascendants (parents, grands-parents), ses descendants (enfants, petits-enfants) ou ceux de son conjoint, partenaire ou concubin.
Votre courrier doit préciser l'identité complète du bénéficiaire, son lien avec vous et son adresse actuelle. Depuis la loi ALUR de 2014, vous devez également justifier du caractère réel et sérieux de votre volonté de reprise. En cas de non-respect de ces conditions ou si la reprise ne se réalise pas dans les délais, votre locataire peut engager une action en justice pour obtenir des dommages et intérêts et vous exposer à une amende pouvant atteindre 6 000 € (ou 30 000 € pour une personne morale).
Le congé pour motif légitime et sérieux
Le motif légitime et sérieux constitue une alternative au congé pour vente ou reprise. Il s'applique principalement dans deux situations : les manquements graves du locataire ou la nécessité de réaliser des travaux lourds rendant le logement temporairement inhabitable.
Les fautes du locataire peuvent inclure des retards récurrents de paiement du loyer, des troubles de voisinage répétés et documentés, une sous-location non autorisée, ou encore des dégradations volontaires du bien. Dans tous les cas, vous devez apporter des preuves solides : mises en demeure, constats d'huissier, témoignages de voisins ou procès-verbaux de police.
Le congé pour motif légitime et sérieux doit être notifié 3 mois avant l'échéance en location meublée, par lettre recommandée avec accusé de réception, remise en main propre contre récépissé ou par commissaire de justice.
Ce motif ne peut jamais servir à contourner les protections légales du locataire. Si le juge estime que votre congé masque une volonté de vendre ou de reprendre sans respecter les règles, il pourra l'annuler et vous condamner à des sanctions financières pouvant atteindre 6 000 € (ou 30 000 € pour une personne morale).
Vendre occupé ou vide : quelle stratégie ?
Lorsque vous envisagez de vendre votre bien loué en meublé, vous disposez de deux options : vendre avec le locataire en place ou donner congé pour vendre le bien libre d'occupation.
| Critère | Vendre occupé |
Vendre vide (après congé) |
|---|---|---|
| Délai de mise en vente | Immédiat |
Minimum 3 mois (préavis) + délai de libération |
| Type d'acquéreur | Investisseurs recherchant un bien rentable |
Primo-accédants, investisseurs, résidents principaux |
| Prix de vente | Souvent inférieur (10 à 15 % en moyenne) |
Prix du marché, voire supérieur si bien attractif |
| Rentabilité immédiate | Maintien des loyers jusqu'à la vente |
Perte des loyers pendant la vacance |
- Vendre occupé convient si vous souhaitez céder rapidement votre bien sans attendre la fin du bail, tout en continuant à percevoir des loyers. Cette option séduit particulièrement les investisseurs qui recherchent un bien déjà loué et rentable. Toutefois, le prix de vente sera généralement inférieur, car l'acquéreur devra composer avec le locataire en place et ne pourra pas occuper immédiatement le logement.
- Vendre vide maximise vos chances d'obtenir le meilleur prix, notamment si votre bien est situé dans une zone recherchée. Les visites sont plus simples à organiser, et vous élargissez votre cible d'acheteurs potentiels. En revanche, vous devrez respecter le délai de préavis de 3 mois, supporter une période de vacance locative et assumer les charges du logement jusqu'à la vente. Si vous optez pour la vente vide, pensez à proposer une solution de relogement si votre locataire bénéficie de protections renforcées.
Locataire protégé : obligations renforcées pour le bailleur
Certains locataires bénéficient d'une protection renforcée qui impose au propriétaire des contraintes supplémentaires avant de pouvoir donner congé. Cette protection vise à éviter qu'une personne âgée ou précaire ne se retrouve sans logement. Comprendre les critères et les obligations qui en découlent permet d'anticiper les démarches et d'éviter toute contestation juridique.
Qui est considéré comme locataire protégé ?
Un locataire est considéré comme protégé lorsqu'il remplit simultanément deux conditions à la date d'échéance du bail. Premièrement, il doit être âgé de plus de 65 ans et occuper le logement à titre de résidence principale. Deuxièmement, ses ressources annuelles doivent être inférieures aux plafonds en vigueur pour l'attribution d'un logement social.
La protection s'applique également lorsque le locataire a à sa charge une personne de plus de 65 ans vivant habituellement dans le logement et remplissant elle-même ces conditions de ressources.
Procédure spécifique et solution de relogement
Lorsque votre locataire bénéficie du statut protégé, vous devez impérativement lui proposer une solution de relogement adaptée avant qu'il ne soit tenu de quitter les lieux. Voici les points essentiels à respecter :
- Proposer un logement correspondant à ses besoins : taille du foyer, situation géographique, capacités financières.
- Assurer la proximité : le relogement doit se situer à proximité de l'actuel pour ne pas bouleverser les habitudes de vie.
- Respecter le délai : l'offre peut être présentée pendant la période de préavis, mais il est recommandé de la joindre à la lettre de congé.
- Fournir une offre adaptée : le logement proposé doit être décent et accessible financièrement pour le locataire.
- Documenter la démarche : conservez la preuve de votre proposition de relogement pour éviter toute contestation.
Le non-respect de cette obligation entraîne la nullité du congé et expose le bailleur à des sanctions pénales pouvant atteindre 6 000 € (voire 30 000 € pour une personne morale), ainsi qu'à des dommages et intérêts. Toutefois, vous êtes dispensé de cette obligation si vous remplissez vous-même l'une des conditions suivantes : être une personne physique âgée de plus de 65 ans, ou disposer de revenus inférieurs aux mêmes plafonds que ceux applicables aux locataires protégés. En revanche, si vous êtes une personne morale (SCI, société), aucune dispense n'est possible et l'obligation de relogement s'applique systématiquement.
Les locataires bénéficiaires de certaines allocations spécifiques (allocation de solidarité aux personnes âgées, allocation supplémentaire d'invalidité) peuvent également être considérés comme locataire protégé, même s'ils ne remplissent pas strictement les critères d'âge et de revenus. Vérifiez systématiquement la situation de votre locataire avant d'entamer une procédure de congé.
Assurance loyers impayés : sécuriser vos revenus jusqu'à la vente
Donner congé pour vente à votre locataire en meublé ne marque pas la fin de vos responsabilités de bailleur. Entre la notification du congé et la libération effective du logement, plusieurs mois peuvent s'écouler, durant lesquels le risque d'impayés demeure bien réel. Un locataire qui sait qu'il doit quitter les lieux peut parfois rencontrer des difficultés financières, perdre sa motivation à payer ou simplement disparaître sans régler les dernières échéances.
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FAQ sur le congé pour vente d'une location meublée
Vous vous interrogez sur les démarches à suivre pour vendre votre logement meublé occupé ? Cette section répond aux questions les plus courantes sur le congé pour vente, les droits du locataire et les obligations du propriétaire.
Quel est le délai de préavis lorsque le propriétaire vend un logement meublé ?
Le propriétaire doit respecter un préavis de 3 mois minimum avant la date d'échéance du bail meublé. La notification du congé doit être envoyée par lettre recommandée avec accusé de réception, remise en main propre ou par commissaire de justice. Si les mentions obligatoires manquent, le congé peut être déclaré nul.
Le propriétaire peut-il donner congé à un locataire pour vendre le logement meublé ?
Oui, le propriétaire peut donner congé pour vendre son bien en respectant le délai de préavis de 3 mois. Contrairement à la location vide, le locataire en meublé ne bénéficie pas de droit de préemption, sauf exceptions très rares. Le locataire peut néanmoins se porter candidat à l'achat comme tout acquéreur.
Le propriétaire peut-il résilier le bail meublé avant 1 an ?
Non, le propriétaire ne peut pas résilier unilatéralement le bail meublé avant son échéance. Il doit attendre la fin de la période contractuelle (1 an ou 9 mois pour un étudiant) pour donner congé, sauf en cas de motif légitime et sérieux comme des manquements graves du locataire (impayés répétés, troubles de voisinage).
Quels sont les droits du locataire lorsque le propriétaire souhaite vendre le bien ?
Le locataire peut contester le congé devant le tribunal judiciaire, même après avoir quitté les lieux. Il peut également quitter le logement avant l'échéance en informant le propriétaire. Durant le préavis, il reste tenu de payer son loyer et de restituer le logement en bon état lors de l'état des lieux de sortie.
Comment notifier la lettre de congé en location meublée ?
La notification du congé doit respecter un formalisme strict : lettre recommandée avec accusé de réception, remise en main propre contre récépissé, ou notification par commissaire de justice. En cas de pluralité de locataires (colocataires, couples), chaque personne doit recevoir une notification distincte mentionnant le motif et la date d'échéance du bail.
Que se passe-t-il pour un locataire protégé ?
Un locataire âgé de plus de 65 ans avec ressources modestes bénéficie d'une protection renforcée. Le propriétaire doit lui proposer une solution de relogement adaptée à proximité avant de donner congé. Cette obligation ne s'applique pas si le propriétaire remplit lui-même ces conditions d'âge ou de ressources, ou s'il s'agit d'une personne physique dans la même situation.
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