Nouvelle loi squatteurs 2026 : ce qui change pour les bailleurs

Un logement vide quelques semaines, et voilà que des inconnus s'y installent comme chez eux. La réforme 2026 change la donne : sanctions durcies, expulsion accélérée, et un préfet qui reprend la main sur les occupants sans droit ni titre. Que dit la loi anti-squat 2026 ? Comment expulser un squatteur grâce à la loi ? Peut-on réintégrer son bien rapidement après une occupation illégale ?
Publié le, mardi 8 septembre 2026 - Mis à jour le, mardi 8 septembre 2026
Temps de lecture : 6mn
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Sommaire

Loi anti-squat 2026 : quelle nouvelle loi contre les squatteurs en France ? Comment expulser un squatteur avec la nouvelle loi ? Squat de maison ou appartement : puis-je rentrer dans ma maison squattée ? Squat et assurance loyers impayés : sécurisez vos revenus locatifs avec Solly Azar FAQ sur la nouvelle loi squatteurs 2026

Résumé de l'article en 5 points clés

  • - Sanctions pénales durcies : jusqu'à 3 ans de prison, 45 000 € d'amende
  • - Domicile protégé étendu aux résidences secondaires et locaux professionnels
  • - Procédure préfectorale accélérée, sans passage par le juge
  • - Délai de 48h pour la décision d'évacuation
  • - Trêve hivernale inapplicable aux squatteurs

Loi anti-squat 2026 : quelle nouvelle loi contre les squatteurs en France ?

Squatteur : quelle définition juridique en 2026 ?

Un squatteur est une personne qui s'introduit dans un logement par effraction, tromperie, menace ou violence, puis s'y maintient sans droit ni titre : une définition confirmée par le code pénal et rappelée par service-public.fr. Cette notion le distingue nettement du locataire en impayé, qui reste protégé par le bail d'habitation : lui, on ne l'expulse pas en 48 heures, et c'est heureux.

Depuis le vote du Sénat du 20 janvier 2026, un simple « ou » remplace désormais le « et » dans ce texte : un mot, mais un vrai tournant. L'intrusion illégale seule suffit désormais à caractériser une violation de domicile, même sans maintien prolongé dans les lieux.

 

Ce qui change avec la réforme anti-squat

La loi de 2023, dite loi Kasbarian, avait déjà durci les sanctions contre les squatteurs : jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 € d'amende pour intrusion ou occupation illicite. Sur le papier, c'était déjà dissuasif. Dans les faits, les délais restaient longs, le temps que la procédure suive son cours. La réforme 2026 vient combler cette faille en élargissant la notion de domicile protégé aux résidences secondaires et aux locaux professionnels. Pour approfondir ce cadre juridique, consultez la loi Kasbarian contre les squatteurs.

Comment expulser un squatteur avec la nouvelle loi ?

Depuis la loi du 27 juillet 2023, renforcée en 2026, deux voies permettent d'obtenir l'expulsion d'un squatteur : la procédure administrative accélérée et la procédure judiciaire classique. Bonne nouvelle pour les propriétaires pressés : la première évite le passage devant un juge.

 

La procédure administrative d'expulsion accélérée : préfet et délai de 48h

Trois réflexes à avoir, dans l'ordre. Déposez plainte, puis faites constater l'occupation illicite par les forces de l'ordre. Adressez ensuite une demande au préfet en y joignant le titre de propriété et le constat. Une fois le dossier complet reçu, le préfet dispose de 48 heures pour se prononcer, un délai record comparé à ce qui se pratiquait avant la réforme. En cas d'accord, une mise en demeure d'évacuer est notifiée et affichée sur place. Si les squatteurs restent malgré tout, l'évacuation intervient avec le concours de la force publique.

 

La procédure judiciaire d'expulsion

Si la voie administrative échoue, direction le juge des référés. Un commissaire de justice délivre ensuite un commandement de quitter les lieux, puis sollicite lui-même le concours de la force publique auprès du préfet pour procéder à l'expulsion effective. Plus formel, mais tout aussi efficace sur le fond.

Critère Procédure administrative

Procédure judiciaire

Qui saisit Préfet

Juge des référés

Condition Domicile occupé

Tout local

Délai 48h + évacuation

Plusieurs semaines à mois

Coût Faible

Frais d'avocat et de justice

Qui saisit
Procédure administrative : Préfet
Procédure judiciaire : Juge des référés
Condition
Procédure administrative : Domicile occupé
Procédure judiciaire : Tout local
Délai
Procédure administrative : 48h + évacuation
Procédure judiciaire : Plusieurs semaines à mois
Coût
Procédure administrative : Faible
Procédure judiciaire : Frais d'avocat et de justice

 

protection

La loi de la trêve hivernale ne protège pas les squatteurs. Leur évacuation peut intervenir toute l'année, y compris entre novembre et mars. Une exception qui a le mérite d'être claire.

Squat de maison ou appartement : puis-je rentrer dans ma maison squattée ?

Non, et l'envie de forcer la porte soi-même est bien compréhensible. Mais quel que soit le logement concerné (résidence principale ou résidence secondaire), la loi interdit formellement de reprendre les lieux par vous-même. Un changement de serrure effectué sans décision administrative ou judiciaire constitue une violation de domicile, exposant le propriétaire lui-même à des poursuites pénales. Le monde à l'envers, mais c'est la règle.

Seule la voie légale protège réellement vos droits : procédure accélérée devant le préfet ou saisine du juge. Rassurez-vous tout de même sur un point : la trêve hivernale ne s'applique pas aux squatteurs, l'expulsion reste possible toute l'année.

Attention : se faire justice soi-même (forcer une porte, changer les verrous, couper l'accès) transforme le propriétaire lésé en potentiel accusé d'après la loi, même si le logement lui appartient.

Squat et assurance loyers impayés : sécurisez vos revenus locatifs avec Solly Azar

La loi accélère désormais les procédures contre les squatteurs. Une bonne nouvelle pour reprendre son bien plus vite, mais elle ne compense ni la perte de loyers ni les frais engagés pendant l'occupation illégale. C'est précisément là qu'intervient l'assurance loyers impayés (GLI) de Solly Azar : sa garantie Squat prend en charge jusqu'à 25 000 € de loyers sur 12 mois pour un logement squatté non loué depuis moins de 3 mois, plus 3 000 € de frais d'expulsion. S'y ajoutent une protection juridique et la prise en charge des frais de contentieux, pour couvrir aussi la perte de jouissance ou d'éventuels dommages et intérêts.

 

Solly Azar : un accompagnement dédié aux propriétaires bailleurs

Chez Solly Azar, nous agréons le dossier de votre locataire dès la souscription et gérons les démarches en cas de sinistre, du signalement à l'indemnisation. Parce qu'un logement vide ne devrait jamais devenir un casse-tête juridique.

FAQ sur la nouvelle loi squatteurs 2026

La loi anti-squat 2026 s'applique-t-elle aux locations Airbnb et meublés de tourisme ?

Oui, la loi anti-squat 2026 protège désormais aussi les meublés de tourisme et locations saisonnières. Le domicile protégé s'étend à tous les types de locaux, y compris les résidences secondaires louées en courte durée. Un locataire Airbnb qui se maintient dans les lieux au-delà de la réservation peut ainsi relever du régime squat, avec une procédure d'évacuation accélérée devant le préfet.

Combien de temps prend réellement l'expulsion d'un squatteur ?

Le préfet doit statuer en 48 heures, mais l'expulsion effective prend souvent plusieurs semaines. Une fois la mise en demeure notifiée, les squatteurs disposent d'un délai très court pour partir. En cas de refus, le concours de la force publique et le traitement administratif rallongent le processus réel.

Quels documents fournir pour saisir le préfet ?

Le dossier doit inclure le titre de propriété, l'avis d'imposition, le constat d'huissier et le dépôt de plainte. Le constat établi par un commissaire de justice prouve l'occupation illicite, tandis que le dépôt de plainte au commissariat atteste de la démarche pénale engagée. Ces pièces permettent au préfet d'instruire rapidement la demande d'évacuation forcée.

La GLI Solly Azar couvre-t-elle le squat après le départ du locataire ?

Oui, à condition que l'occupation illégale survienne dans les 3 mois suivant le départ du locataire. La garantie squat rembourse jusqu'à 25 000 € de loyers hors charges pendant 12 mois et prend en charge les frais de contentieux liés à l'expulsion.

Valérie IMBERT
Valérie IMBERT, Experte garantie loyers impayés – Directrice du service GLI
Valérie Imbert possède une expertise approfondie des mécanismes de la GLI, de la gestion des sinistres aux aspects juridiques complexes liés aux impayés. Forte de plus de 15 ans d’expérience, elle pilote le développement des offres en lien avec les évolutions réglementaires et les besoins des bailleurs. Son rôle stratégique inclut l’optimisation des processus de prise en charge, la collaboration avec les partenaires juridiques, et la formation interne. Elle partage régulièrement ses analyses pour aider propriétaires et professionnels de l’immobilier à sécuriser leurs revenus locatifs grâce à une maîtrise fine des garanties loyers impayés.
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