Quelles sont les charges récupérables sur le locataire ?
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Sommaire
Qu'est-ce que les charges locatives récupérables ? Liste des charges récupérables : copropriété et maison individuelle Provisions pour charges, forfait et régularisation annuelle Charges non récupérables : ce qui reste à la charge du propriétaire Charges récupérables et assurance loyers impayés : sécurisez vos revenus locatifs avec Solly Azar FAQ sur les charges récupérablesRésumé de l'article en 5 points clés
- - Les charges récupérables sont limitativement fixées par le décret n°87-713 du 26 août 1987, aucune autre dépense ne peut être imputée au locataire
- - Trois grandes catégories principales : dépenses d'entretien courant, consommations collectives (eau, chauffage, électricité) et taxes récupérables (TEOM notamment)
- - Le paiement s'effectue par provisions mensuelles avec régularisation annuelle obligatoire sur justificatifs réels, ou par forfait en location meublée
- - La régularisation doit intervenir dans un délai précis avec communication du décompte et des pièces justificatives au locataire
- - Les charges non récupérables (gros travaux, investissements, frais de gestion) restent intégralement à la charge du propriétaire
Qu'est-ce que les charges locatives récupérables ?
Charges locatives : définition et principes
Les charges récupérables désignent l'ensemble des dépenses initialement payées par le bailleur, mais que ce dernier peut légalement refacturer au locataire. Il s'agit de frais liés à l'usage courant du logement et de l'immeuble, comme l'entretien des parties communes, la consommation d'eau, l'ascenseur ou encore le chauffage collectif.
Contrairement aux gros travaux ou aux dépenses d'investissement qui restent à la charge exclusive du propriétaire, les charges récupérables concernent uniquement les services rendus et les consommations courantes. La liste des charges récupérables est strictement encadrée par la réglementation : le propriétaire ne peut pas ajouter librement des postes non prévus par la loi.
Trois grandes catégories structurent ces charges : les dépenses liées aux services collectifs (eau, électricité des communs, entretien des espaces verts), les frais d'entretien courant et de réparations locatives (ramonage, maintenance des équipements), et enfin les taxes et redevances locatives comme la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM). Cette distinction permet au locataire de comprendre précisément ce qu'il paie et au bailleur de justifier chaque poste refacturé.
Décret n° 87-713 du 26 août 1987 : le cadre légal
Le cadre juridique des charges récupérables repose sur l'article 23 de la loi du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs, complété par le décret n° 87-713 du 26 août 1987. Ce décret fixe la liste exhaustive et limitative des charges que le propriétaire peut récupérer auprès du locataire dans le parc locatif privé.
Seules les dépenses figurant explicitement dans cette liste peuvent être facturées : aucune charge supplémentaire ne peut être ajoutée, même si elle paraît justifiée. Le décret protège ainsi le locataire contre les refacturations abusives et garantit la transparence des décomptes.
Pour consulter le texte officiel et vérifier la liste complète des charges autorisées, le bailleur peut se référer à Légifrance, portail officiel du droit français, qui publie l'intégralité du décret et de ses éventuelles mises à jour. Cette source de référence permet de sécuriser la gestion locative et d'éviter tout litige lié à une facturation non conforme.
Liste des charges récupérables : copropriété et maison individuelle
Tableau des charges locatives récupérables
Le décret n°87-713 du 26 août 1987 fixe la liste limitative des charges récupérables sur le locataire. Ces dépenses, initialement payées par le propriétaire, concernent le fonctionnement courant du logement et les services rendus au locataire. Voici un tableau récapitulatif des principales catégories :
| Catégorie de charges |
Exemples de dépenses récupérables |
|---|---|
| Eau froide et eau chaude |
Consommation d'eau, abonnement, entretien des compteurs individuels, location de compteurs |
| Chauffage collectif et production d'eau chaude |
Combustible, électricité, entretien annuel de la chaudière, contrat d'entretien, produits nécessaires au fonctionnement |
| Ascenseurs et monte-charge |
Électricité, entretien et vérification réglementaire, fourniture de produits d'entretien, menues réparations de la cabine et des paliers |
| Entretien des parties communes |
Nettoyage, produits d'entretien, électricité des espaces communs, salaire du gardien ou concierge (75 % si nettoyage + sortie des containers, 40 % si une seule tâche) |
| Espaces verts et espaces extérieurs |
Tonte de la pelouse, arrosage, taille des arbustes, entretien des allées, nettoyage des bassins |
| Salaire du gardien ou concierge |
Part du salaire et charges sociales liée aux tâches récupérables (nettoyage, élimination des rejets) |
| Taxes et redevances |
TEOM (taxe d'enlèvement des ordures ménagères), taxe de balayage, redevance d'assainissement (voir taxe d'habitation : qui doit la payer ?) |
Exemples de dépenses récupérables : Consommation d'eau, abonnement, entretien des compteurs individuels, location de compteurs
Exemples de dépenses récupérables : Combustible, électricité, entretien annuel de la chaudière, contrat d'entretien, produits nécessaires au fonctionnement
Exemples de dépenses récupérables : Électricité, entretien et vérification réglementaire, fourniture de produits d'entretien, menues réparations de la cabine et des paliers
Exemples de dépenses récupérables : Nettoyage, produits d'entretien, électricité des espaces communs, salaire du gardien ou concierge (75 % si nettoyage + sortie des containers, 40 % si une seule tâche)
Exemples de dépenses récupérables : Tonte de la pelouse, arrosage, taille des arbustes, entretien des allées, nettoyage des bassins
Exemples de dépenses récupérables : Part du salaire et charges sociales liée aux tâches récupérables (nettoyage, élimination des rejets)
Exemples de dépenses récupérables : TEOM (taxe d'enlèvement des ordures ménagères), taxe de balayage, redevance d'assainissement (voir taxe d'habitation : qui doit la payer ?)
Réparations locatives à la charge du locataire
Un joint qui goutte, une pile d'interphone à plat : rien de dramatique, mais quelqu'un doit s'en charger. Au-delà des charges récupérables, le locataire doit ainsi assurer l'entretien courant et les menues réparations pendant toute la durée du bail. Ces réparations locatives concernent notamment :
- Robinetterie : entretien des robinets, remplacement des joints et des colliers, détartrage des pommeaux de douche
- Interphone : remplacement des piles, nettoyage et petites réparations du dispositif
- Dispositif d'ouverture : entretien et graissage des serrures, remplacement des clés perdues
- Ventilation : nettoyage des bouches d'extraction et des entrées d'air, remplacement des filtres
En revanche, les grosses réparations (remplacement d'une chaudière vétuste, réfection de la toiture, travaux de structure) restent à la charge du propriétaire. Le décret du 26 août 1987 précise que seules les dépenses d'entretien courant et les petites réparations d'installation individuelle effectuées par le bailleur au lieu et place du locataire sont récupérables.
Pas de copropriété, pas de charges de copro… mais pas d'exonération non plus. En maison individuelle, il n'y a pas de charges de copropriété, mais le locataire reste redevable de l'entretien des installations individuelles (chaudière, chauffe-eau, jardin) et des taxes récupérables comme la TEOM.
Provisions pour charges, forfait et régularisation annuelle
Comment calculer et régulariser les charges locatives ?
Le propriétaire fixe le montant des provisions pour charges mensuelles en se fondant sur le budget prévisionnel ou les résultats antérieurs de la précédente régularisation. Ces provisions constituent des avances régulières versées par le locataire chaque mois en complément du loyer, destinées à couvrir les dépenses réelles de charges récupérables (eau, entretien, chauffage, ascenseur, taxe d'enlèvement des ordures ménagères).
La régularisation annuelle intervient ensuite pour ajuster ces provisions en fonction des charges réellement engagées. Concrètement, le propriétaire compare le total des provisions déjà versées avec les dépenses réelles de l'année écoulée.
Si les provisions sont inférieures aux dépenses, le locataire doit verser un complément. À l'inverse, si les provisions dépassent les dépenses réelles, le propriétaire rembourse le trop-perçu rapidement : le genre de bonne surprise qui ne fâche jamais personne.
En location meublée, le bailleur peut opter pour un forfait de charges fixe inscrit au bail. Dans ce cas, aucune régularisation n'est possible : le montant reste identique toute l'année, quelle que soit la consommation réelle. Ce forfait doit rester cohérent et proportionné par rapport aux charges prévisibles pour éviter toute contestation.
Délai de régularisation et justificatifs du bailleur
Le propriétaire dispose d'un délai de 3 ans pour procéder à la régularisation des charges locatives. Ce délai court généralement à compter de la transmission de l'exercice définitif par le syndic, et non de la date de paiement des provisions mensuelles par le locataire. Passé ce délai, la régularisation ne peut plus être exigée.
Un mois avant la régularisation, le bailleur doit communiquer au locataire un décompte détaillé par nature de charges (électricité, eau froide, eau chaude, entretien, ascenseur, taxe d'enlèvement des ordures ménagères, nettoyage des parties communes). Ce document récapitule le montant total des provisions versées, les dépenses réelles engagées et le solde à régulariser (complément ou remboursement).
À compter de l'envoi du décompte, toutes les pièces justificatives (factures, contrats d'entretien, appels de fonds du syndic, relevés de consommation) doivent être tenues à disposition du locataire pendant 6 mois. Le locataire peut les consulter librement pour vérifier la conformité des charges réclamées.
Si la régularisation intervient plus d'un an après l'année concernée, le locataire peut demander un paiement échelonné sur 12 mois du complément réclamé.
Charges non récupérables : ce qui reste à la charge du propriétaire
Quelles dépenses ne sont pas récupérables ?
Tentant, parfois, de vouloir glisser un peu tout dans la colonne « charges »… Mais la loi ne l'entend pas de cette oreille. Certaines dépenses incombent exclusivement au propriétaire bailleur et ne peuvent en aucun cas être refacturées au locataire. Les grosses réparations (ravalement de façade, rénovation de toiture, remplacement d'équipements collectifs comme la chaudière ou l'ascenseur) restent entièrement à votre charge, car elles relèvent de la conservation du patrimoine.
De même, honoraires de syndic de copropriété liés à la gestion administrative et comptable ne figurent pas dans la liste des charges récupérables. La taxe foncière constitue également une charge locative non récupérable, contrairement à la TEOM (Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères) qui peut être répercutée sur le locataire.
Les frais de gestion locative, les frais comptables et les travaux d'amélioration du bien (installation d'un système de sécurité, rénovation énergétique) restent à votre charge. Ces dépenses peuvent toutefois être déduites de vos revenus fonciers dans certaines conditions.
Charges locatives en meublé : provisions ou forfait ?
En location meublée, vous avez le choix entre deux modes de paiement des charges. Les provisions sur charges fonctionnent comme en location vide : vous demandez une avance mensuelle au locataire, puis procédez à une régularisation annuelle en fonction des dépenses réelles.
Le forfait de charges, en revanche, fixe un montant mensuel définitif sans régularisation ultérieure. Cette formule simplifie la gestion et évite les décomptes annuels, mais le montant du forfait doit rester cohérent avec les charges prévisibles pour éviter toute contestation.
Attention : le bail mobilité impose obligatoirement le forfait. Si vous optez pour cette solution, veillez à estimer correctement les charges pour ne pas supporter un surcoût en cas d'augmentation imprévue (chauffage, eau) : un forfait mal calibré, c'est vous qui payez la facture du confort du locataire. En colocation, le forfait est également possible et fortement recommandé pour limiter les sources de conflit lors des régularisations.
Charges récupérables et assurance loyers impayés : sécurisez vos revenus locatifs avec Solly Azar
Gérer les charges récupérables avec rigueur, c'est bien. Mais un décompte impeccable ne sert pas à grand-chose si le locataire ne règle plus rien du tout. Protéger vos revenus locatifs contre les impayés et les litiges, c'est donc tout aussi essentiel. Un désaccord sur le décompte de charges, une contestation du locataire ou un simple retard de paiement des charges récupérables peut rapidement fragiliser vos flux financiers et compliquer la gestion locative.
C'est précisément là qu'intervient la Garantie Loyers Impayés (GLI) Solly Azar. Notre assurance loyers impayés couvre non seulement les loyers impayés, mais aussi les charges récupérables impayées dès le premier incident. Vous bénéficiez d'une indemnisation mensuelle par virement bancaire pendant toute la durée de la procédure, jusqu'à 30 mois, ainsi qu'une prise en charge à 100 % des frais de contentieux et de recouvrement (huissier, avocat, procédure judiciaire).
En cas de litige avec votre locataire, notre protection juridique vous accompagne jusqu'à 5 000 € par sinistre pour défendre vos droits. Avec Solly Azar, vous sécurisez vos revenus locatifs et vous vous concentrez sur l'essentiel : la gestion sereine de votre patrimoine immobilier.
FAQ sur les charges récupérables
Que comprennent les charges dans un loyer ?
Les charges locatives regroupent les dépenses d'usage courant et d'entretien du logement ou de l'immeuble, payées initialement par le propriétaire mais remboursables par le locataire. Concrètement, elles incluent l'eau froide et l'eau chaude, le chauffage collectif, l'électricité des parties communes, l'entretien des espaces verts, l'ascenseur, la rémunération du concierge ou du gardien, ainsi que certaines taxes comme la TEOM. Ces charges sont strictement encadrées par le décret n° 87-713 du 26 août 1987 et ne peuvent être facturées au locataire que si elles figurent dans la liste officielle.
Quelles sont les charges de copropriété récupérables par le locataire ?
Les charges de copropriété récupérables concernent principalement l'entretien courant et les services dont bénéficie directement le locataire. Cela comprend le nettoyage et l'entretien des parties communes (halls, escaliers, paliers), les dépenses liées à l'ascenseur (électricité, entretien, petites réparations), l'entretien des espaces verts, et une partie du salaire du gardien si celui-ci assure l'entretien des parties communes et l'élimination des rejets. Les travaux de gros entretien, les frais de syndic, l'assurance de l'immeuble et les dépenses d'investissement restent à la charge exclusive du propriétaire.
Comment se passe la régularisation des charges locatives après le départ du locataire ?
Le propriétaire peut retenir jusqu'à 20 % du dépôt de garantie dans l'attente de la régularisation définitive des charges, qui doit intervenir après l'arrêté des comptes de copropriété. Cette retenue temporaire permet de couvrir les charges de l'année en cours, dont les décomptes définitifs arrivent généralement plusieurs mois avant la régularisation. Une fois les comptes arrêtés, le propriétaire établit le décompte final et restitue le solde au précédent locataire ou lui réclame un complément si les charges réelles dépassent les provisions versées. Ce règlement définitif doit impérativement intervenir dans un délai de trois ans suivant la validation des comptes par le syndic.
La taxe foncière est-elle une charge récupérable sur le locataire ?
Non, la taxe foncière reste à la charge exclusive du propriétaire et ne peut en aucun cas être récupérée auprès du locataire, même si l'envie de la glisser discrètement dans le décompte annuel peut traverser l'esprit.
En revanche, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui peut être répercutée sur le locataire, qui figure sur le même avis d'imposition que la taxe foncière, fait partie des charges récupérables de plein droit selon le décret du 26 août 1987. Le propriétaire peut donc en demander le remboursement au locataire, à l'exclusion des frais de gestion (environ 8,5 % du montant), en fournissant une copie de l'avis de taxe foncière comme justificatif.
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